De La Rue au bord de la faillite

©REUTERS

L’action du premier fabricant de billets de banque au monde est au plus bas, et sa dette a explosé. Il risque de stopper ses activités si sa situation commerciale ne se redresse pas.

Le leader mondial de la fabrication de billets de banque risque de stopper définitivement ses activités si sa situation commerciale ne se redresse pas, selon les propos de son président, Kevin Loosemore. Dans un communiqué officiel, celui-ci estime que les "incertitudes concrètes" sur les futurs revenus "jettent un doute sur la capacité du groupe à continuer".

Les incertitudes concrètes jettent un doute sur la capacité du groupe à continuer.

Trois avertissements sur résultats en six mois et une baisse du chiffre d’affaires annuel de 15% ont fait plonger l’action à un plus bas depuis le début des années 2000. Plus inquiétant encore, la dette a explosé au cours des six derniers mois, passant de 107,5 millions de livres (environ 125 millions d’euros) à 170,7 millions de livres (198 millions d’euros).

La pire décennie en deux siècles

Créé en 1813, le groupe britannique a connu la pire décennie de son histoire. La dématérialisation des solutions de paiement, de plus en plus effectuées avec des cartes bancaires ou des smartphones, a rogné sur le cœur d’activité du groupe.

La tendance semble irréversible, notamment dans les pays développés (en Belgique, seulement 44% du total des transactions sont effectuées en liquide, selon McKinsey/Mastercard Advisers).

Le Brexit a également touché de plein fouet De La Rue, puisqu’une part importante de ses fournisseurs se situent dans l’Union européenne. À cela s’est ajouté un revers symbolique majeur: la perte du contrat des passeports britanniques post-Brexit, que le gouvernement a attribué au groupe français Gemalto, pour un montant de 490 millions de livres.

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