Deux candidats de choc pour le Cercle de Lorraine

Une des deux offres pour reprendre le Cercle de Lorraine est portée, entre autres, par Isabelle Simon, son actuelle directrice générale. ©Dieter Telemans

La mandataire de justice Ysabelle Ensch se rendra bientôt au tribunal pour présenter les deux candidats intéressés par la reprise du Cercle de Lorraine.

Au début du mois de mai, l'annonce faite par le Cercle de Lorraine de se mettre à l'abri de ses créanciers par la biais de la réorganisation judiciaire (PRJ) prenait tout le monde de court. Dans la foulée, le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles avait désigné Ysabelle Ensch comme mandataire de justice, à charge de cette dernière de trouver un repreneur pour le cercle d'affaires fondé par l'homme d'affaires Stéphan Jourdain en 1997.

D'après nos informations, Ysabelle Ensch devrait se rendre devant le tribunal de l'entreprise le 5 août prochain pour présenter les deux offres qu'elle a décidé de retenir. D'un côté, on a un tandem composé de Profirst, une agence spécialisée dans l'événementiel, et de John-Alexander Bogaerts, le fondateur, entre autres, du cercle B19. De l'autre côté, on a une offre faite par Isabelle Simon, l'actuelle directrice générale du Cercle de Lorraine. Elle vient soutenue par son management, l'équipe du Cercle de Lorraine et quelques-uns des sponsors historiques du Cercle, dont Beci, la chambre de commerce de Bruxelles.

Cap sur l'hôtel Mérode

L'offre du tandem Profirst/John-Alexander Bogaerts vise à transformer l'hôtel Merode en lieu dédié à des événements pour des sociétés. "Si notre offre est retenue, John-Alexander reprendrait la partie cercle et nous nous consacrerions à l'événementiel, ce qui est notre spécialité", nous a expliqué Bernard Stas, l'un des trois associés de Profirst, aux côtés de Bruno Pani et de Jean-Philippe Maes. L'idée du trio à la tête de Profirst serait d'organiser des événements pour des sociétés (conférences, lancements de produits, soirées du personnel,...) tandis que le fondateur du B19 y tiendrait entre 10 et 15 événements par an avec des hôtes de marque. "Le B19 intervient en soutien de cette offre", nous a expliqué John-Alexander Bogaerts.

"Si notre offre est retenue, John-Alexander reprendrait la partie cercle et nous nous consacrerions à l'événementiel, ce qui est notre spécialité."
Bernard Stas
Directeur administratif et financier de Profirst

D'après nos informations, l'offre de Profirst porte sur un montant en cash de 160.000 euros, avec la reprise de 5 travailleurs sur 11. L'offre portée par Isabelle Simon (and friends) porterait sur un montant cash de 240.000 euros et prévoirait la reprise de dix travailleurs sur onze. On nous glisse aussi que le traiteur Jean-Michel Loriers (JML) ne doit pas s'en faire pour ses petits fours, les deux candidats ayant prévu de le reprendre. Enfin, les deux offres prévoient le maintien du cabinet d'avocats Thales, également abrité dans l'hôtel Mérode, situé au 6 de la place Poelaert.

Management buy out

Contactée, Isabelle Simon nous a confirmé être à la tête d'un consortium qui soutient son projet de relance du cercle d'affaires, une fois débarrassé de sa dette historique. On le sait, le Cercle de Lorraine devait encore rembourser plus de 5 millions d'euros à toute une série d'obligataires qui, en 2011, avaient accepté de délier les cordons de la bourse pour accompagner le développement du cercle d'affaires dans son nouvel écrin, l'hôtel Mérode. Aujourd'hui, le bail appartient à la société Sogemad, représentée par Lorraine Boone. Avec près de 400.000 euros d'arriérés, le bailleur fait partie des créanciers qui auront probablement leur mot à dire au moment de trancher entre les offres.

Avec le soutien de Beci

Isabelle Simon ne s'est pas lancée seule dans sa quête. Elle est accompagnée d'une partie du management du cercle, mais également de quelques partenaires et sponsors historiques. C'est notamment le cas de Beci, la chambre de commerce de Bruxelles, qui a accepté de soutenir le plan de relance porté par Isabelle Simon. Certaines de nos sources évoquaient même un déménagement de Beci dans les murs du Cercle de Lorraine, une information vigoureusement démentie par Olivier Willocx, le CEO de Beci.

"J'ai fédéré une brochette d'investisseurs qui représentent un consortium du patronat bruxellois."
Isabelle Simon
Directrice générale du Cercle de Lorraine

Par contre, ce dernier nous a confirmé soutenir le projet porté par Isabelle Simon. "Cela a du sens d'avoir à Bruxelles un cercle bilingue dans lequel les femmes sont admises au bar", nous a-t-il expliqué. D'après nos informations, Brussels Expo pourrait être un des partenaires soutenant cette offre, mais personne n'a souhaité commenter cette information.

Pour Isabelle Simon, l'idée était de sauver le cercle, raison pour laquelle elle est allée fédérer une "brochette d'investisseurs qui représentent un consortium du patronat bruxellois", nous a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle portait un projet solide, enthousiasmant et dynamique.

D'après nos informations, l'avocat Herman Craeninckx, qui jusqu'alors était président du cercle, ne fait pas partie de ce projet de reprise.

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