Les travailleurs prêts à relancer Durobor

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Persuadés que Durobor a encore un avenir, sept travailleurs de la gobeleterie de Soignies, qui a fait aveu de faillite en avril dernier, se sont mis en tête de reprendre eux-mêmes l’entreprise.

Sept travailleurs de l'ex-Durobor à Soignies ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Ils ont mis en place un projet de reprise de l'activité de la gobeleterie sous la forme d'une société coopérative.

L’initiative est soutenue par la FGTB et le SETCa. "Nous avons les clients, nous avons le savoir-faire. Il ne faudrait pas plus d’un mois pour pouvoir relancer des commandes", assure Jean-Louis Delmoitiez, ex-responsable RH et l’un des porteurs du projet.

"Le projet est soutenu par l'ensemble des travailleurs", ajoute Jean-Louis Demoitiez, ancien de Durobor. "Il y a un outil, il y a un savoir-faire et il existe un marché. Le jour de la faillite, Durobor avait 20 millions de verres en commande. Nous avons besoin d'un montant entre 1 et 2 millions d'euros pour nous permettre de repartir. Nous avons initié des contacts avec la Sogepa dans ce sens et nous espérons que nous serons soutenus."

→ En quoi consiste leur projet? 

• Le projet vise à relancer deux lignes de production de verres timbales. "La ligne de verres à pied nécessite trop de réparations et elle n'est pas concernée pour le moment."

• Entre 85 et 154 travailleurs seraient nécessaires à cette relance avec un objectif de production de 100.000 verres par jour. La gobeleterie arriverait ainsi à un chiffre d’affaires annuel de 10 millions d’euros, nécessaire pour atteindre l’équilibre et relancer la société.

• Le four, qui a été arrêté "proprement", nécessite quelques réparations pour être relancé pour une période de 8 à 10 ans, selon les travailleurs.

• Enfin, au niveau financier, les travailleurs ont fait appel à l’ASBL Propage-S, fondée par la Région wallonne en 2009, et qui soutient les projets d’économie sociale. Ils en appellent aussi à la Sogepa, propriétaire du site, de l’outil et de la marque Durobor. "Nous aurons besoin d’un portage de la Sogepa, le temps de relancer la production et de fonder la coopérative", dit Philippe Bertleff, permanent du SETCa.

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