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start-ups

eFounders valorise son portefeuille à un milliard de dollars

La structure bruxelloise de création de jeunes pousses compte déjà 18 start-ups. Elles représentent un chiffre d’affaires de plus de 250 millions d’euros.

Un portefeuille valorisé à un milliard de dollars en huit ans. Le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’eFounders n’a pas vraiment traîné en chemin. Relativement discret, le start-up studio belge a annoncé lundi avoir dépassé ce seuil symbolique du milliard d'euros grâce au développement de plusieurs pépites très prometteuses.

Ce joli succès se traduit aussi forcément ailleurs. En moins d’une décennie, l’activité d’eFounders a ainsi permis de générer un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros par an ou encore de créer un millier d’emplois. Basé à Bruxelles et Paris, le studio comptabilise aujourd’hui 18 créations de start-ups qui sont toujours en activité.

"Un côté un peu artisanal"

Le studio n’en reste toutefois pas là et continue son processus de développement. "Nous avons désormais atteint notre rythme de croisière", explique Thibaud Elzière, l’un des deux cofondateurs du studio. "Nous souhaitons garder un côté un peu artisanal à notre façon de créer. Nous ne voulons donc pas essayer d’en sortir plus de cinq par an." Le travail est d’ailleurs largement suffisant.

1.000
Les start-ups créées par le studio de création eFounders comptent au total plus de 1.000 emplois.

En interne, eFounders ne compte "que" 14 personnes. Leur mission est d’accompagner les start-ups lors des 18 premiers mois de leur vie. Mais, le processus est encore un brin plus complet. "Nous assurons aussi tout le processus de création. Hormis l’une ou l’autre exception, toutes les start-ups qui sortent d’eFounders travaillent sur des idées que nous avons nous-même trouvées. L’ambition est systématiquement de partir d’une idée nouvelle qui n’existe pas encore sur le marché", glisse encore Thibaud Elzière.

En quête d'entrepreneurs plutôt que de managers

À chaque nouvelle levée de fonds, nous diluons un peu plus notre présence dans l’actionnariat jusqu’à ne plus être majoritaire.
Thibaud Elzière
cofondateur d'eFounders

Une fois, le business idéal à développer trouvé, les responsables d’eFounders partent donc à la recherche d’un profil pour démarrer la start-up. "On cherche toujours un CTO en priorité puis un CEO. Nous préférons toujours des profils d’entrepreneurs plutôt que des managers. La sélection se fait individuellement. Si deux personnes ont une idée de projet, on considère qu’il est mieux pour elles de directement tenter leur chance sans passer par nous", explique encore Thibaud Elzière.

Pour se financer, le start-up studio prend systématiquement des parts dans les start-ups qu’il lance. "Mais à chaque nouvelle levée de fonds, nous diluons un peu plus notre présence dans l’actionnariat jusqu’à ne plus être majoritaire", explique encore le fondateur.

Déjà quatre sorties

Nous sommes sur un marché spécifique où la place de premier est cruciale et où il faut donc largement investir.
Thibaud Elzière

Aujourd’hui, les plus beaux succès du start-up studio n’ont plus vraiment le format de jeunes pousses. "Aircall a 300 travailleurs, Front et Spendesk 150…", glisse le patron qui voit son activité prendre toujours plus d’ampleur. "Chaque année, nous doublons ou presque nos résultats. Il y aura un moment où cela finira par ralentir mais pour le moment, l’évolution est encore très importante." Si les pépites évoluent bien, la plupart ne sont pas encore rentables. Une situation qui ne pose de problème au responsable.

"Nous sommes sortis de quatre d’entre elles qui étaient rentables. Les autres sont en phase de croissance, la priorité n’est donc pas à la rentabilité", confirme-t-il. "Si on arrête de vouloir grandir et que nous stoppons les investissements, elles seraient toutes rentables du jour au lendemain car les marges sont très importantes, autour des 75%. Mais nous sommes sur un marché spécifique où la place de premier est cruciale et où il faut donc largement investir", justifie le cofondateur.

Ce modèle n’est pas pour autant le chemin obligatoire. "Lever des fonds n’est pas indispensable dans tous les secteurs et pour toutes les entreprises. Nous aimerions d’ailleurs aussi nous investir dans des projets de ce type".

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