GBL a réalisé plus de 3 milliards d'opérations en six mois

©David Plas

GBL s'est encore renforcé dans Adidas, dont il détient désormais 7,2%, apprend-on à l'occasion de la publication des résultats semestriels.

Le holding des familles Frère et Desmarais affiche une perte nette de 888 millions d’euros au premier semestre, à cause des dépréciations enregistrées pour 1,682 milliard d’euros sur sa participation dans LafargeHolcim - déjà comptabilisées pour la plus grosse part dans les résultats du premier trimestre. Les plus-values réalisées sur la vente de titres Total (428 millions) n’ont que partiellement compensé cet effet comptable.

Mais les cash earnings, élément clé pour un holding, sont eux en légère progression, grâce aux nouveaux encaissements venus de participations comme Adidas, Umicore, Ontex ou Sienna Capital, qui ont plus que compensé au cours du semestre la perte de dividendes venus de Total. GBL précise toutefois que l’impact des cessions de titres Total sera visible sur l’ensemble de l’exercice 2016, mais qu’il devrait être à terme compensé par le rendement des réinvestissements dans de nouvelles participations. Le holding prévoit donc de verser un dividende 2016 au moins équivalent à celui relatif à l’exercice 2015.

©MEDIAFIN

"Ces six mois ont été marqués par une activité d’investissements et de désinvestissements assez intense, souligne Gérard Lamarche, un des deux administrateurs délégués. Nous avons réalisé 3 milliards d’euros d’opérations sur le semestre, en poursuivant le désengagement de Total et d’Engie, et en profitant de fenêtres d’opportunité dans un marché volatile pour nous renforcer dans Ontex, Adidas et Umicore. Et sur Adidas et Umicore, nous avons aujourd’hui de très belles plus-values latentes, puisque l’essentiel des investissements s’est fait avant que les cours ne s’envolent". GBL détient désormais 15% d’Ontex - contre 13,5% à la fin du premier trimestre - et 7,2% d’Adidas - contre 6,1% fin mars. "A la valeur de marché au 30 juin, Adidas est devenu une de plus grandes participations, ce que nous appelons une participation stratégique, à hauteur de 2 milliards d’euros" pointe Gérard Lamarche. Sienna Capital, active dans le private equity, a aussi réalisé plusieurs investissements importants.

Si l’endettement net a quelque peu augmenté, pour atteindre 874 millions, GBL conserve à son habitude pas mal de liquidités.  "Nous disposons d’un peu plus de 3 milliards d’euros de cash et de lignes de crédit pour saisir une opportunité si elle se présente" souligne Gérard Lamarche.

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