"GBL est devenu un groupe paneuropéen"

Gérald Frère, ce mardi à l'assemblée générale de GBL ©Kristof Vadino

Malgré le retrait d’Albert Frère depuis deux ans des commandes du holding, GBL suscite toujours autant d’intérêt de la part de ses actionnaires. Ceux-ci étaient plus nombreux qu’il y a un an à se rendre à l’AG annuelle qui s’est déroulée ce mardi, ou à se faire représenter.

Ce mardi, 746 actionnaires ont fait le déplacement pour assister à l'assemblée générale de GBL . Ils étaient 431 l’an passé, détenant ensemble 70,8% du capital du groupe contre 75,51% aujourd'hui.

Saluant le public en lui disant que "c’est toujours un grand motif de satisfaction pour nous tous de se rencontrer au cours de cette AG", Gérald Frère, président du conseil d’administration de GBL, a débuté l’AG en énumérant les faits saillants de la situation économique en 2016. Sur le sujet des affaires réalisées par le groupe lui-même, il n’a pas caché sa satisfaction: "2016 a été un bon millésime pour GBL", affirme-t-il d’emblée, ajoutant que "la stratégie de diversification mise en place porte toujours ses fruits".

"La stratégie de diversification mise en place chez GBL porte toujours ses fruits."
Gérald Frère
Président du Conseil d’administration de GBL

Un sérieux travail de diversification des actifs a en effet été mené ces toutes dernières années. "Alors que le secteur de l’énergie représentait 54% du portefeuille d’investissement de GBL en 2011, ce pourcentage n’est plus que de 5% aujourd’hui", confirme Ian Gallienne, administrateur-délégué du holding. "La France qui détenait une part de 97%, n’est plus qu’à 36%." Le groupe est désormais actif, outre sur la Bourse belge (Umicore, Ontex), en Suisse (SGS, LafargeHolcim), en France (Total) en Allemagne (Adidas). Et depuis peu aussi en Grande-Bretagne (Burberry’s) et en Espagne (Parques Reunidos).

©BELGA

"La répartition est plus équitable en différentes catégories d’actifs, ainsi que du point de vue géographique et sectoriel", précise pour sa part Gérard Lamarche, également administrateur-délégué.

"L’industrie occupe 43% du portefeuille, les biens de consommation 31%, les services 31% et l’énergie 5%. Nous optons pour une meilleure diversification afin de limiter les risques. GBL est devenu un groupe paneuropéen", explique-t-il.

Départ de Lippens

Concernant les points mis à l’ordre du jour, ils ont tous été adoptés à une confortable majorité. Atteints par la limite d’âge, Maurice Lippens, administrateur depuis 2001, et Michel Plessis-Belair depuis 1990, ont cédé leur place à Laurence Danon Arnaud (France) et Jocelyn Lefebvre (Canada). Leur mandat prendra fin au terme de l’AG ordinaire de 2021.

De gauche à droite, Gérard Lamarche, Ann Opsomer, Gérald Frère et Ian Gallienne ©BELGA

Concernant Victor Delloye, Christine Morin-Postel, Martine Verluyten, Arnaud Vial et Amaury de Seze, tous administrateurs, l’AG a accepté de renouveler leur mandat pour un nouveau terme de 4 ans.

Au 31 mars, la valeur d’actif net de GBL s’élevait à 115 euros par action. Celle-ci avait clôturé ce jour-là en Bourse à 85,10 euros. Enfin, le dividende de 2,0510 euros nets par action sera détaché le 2 mai et payé à partir du 4 mai.

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