GBL renforce son influence dans ses participations

Ian Gallienne, administrateur délégué de GBL. ©Dieter Telemans

GBL, qui a profité de 2018 pour renforcer son influence dans ses participations en prévision d’un ralentissement, a vu son bénéfice net reculer. Il reste toutefois confiant.

"L’année 2018 a été caractérisée par le retour de la volatilité et un regain d’aversion au risque sur les marchés financiers", souligne Ian Gallienne, administrateur délégué de GBL. "Mais nous n’avons pas gâché cette mauvaise année en attendant que cela passe: nous en avons profité pour renforcer notre influence dans nos participations existantes et soutenir les managements dans le déploiement de leurs plans."

Le holding des familles Frère et Desmarais a ainsi rejoint le conseil de surveillance de GEA, a décroché un deuxième siège au conseil d’administration de Parques Reunidos et est entré dans un certain nombre de comités chez Ontex.

659 millions €
Le résultat net consolidé de GBL est en recul en 2018, à 695 millions. Il s’apprête toutefois à augmenter son dividende de 2,3%.

"Si d’habitude, nous consacrons 75% de notre temps à notre portefeuille existant et 25% aux nouvelles opportunités, en 2018, le ratio a plutôt été de 95%-5%, tout cela en prévision d’un ralentissement dont on sait qu’il va survenir — la seule question est de savoir quand", poursuit Ian Gallienne.

Cet environnement boursier a conduit à un recul de 14,3% de l’actif net réévalué de GBL en 2018, qui atteignait 16,193 milliards fin décembre, à cause de la chute du cours de Bourse de LafargeHolcim et surtout de Imerys, qui a non seulement souffert de problèmes opérationnels, mais aussi d’un litige lié au talc aux Etats-Unis.

Si le résultat net consolidé de GBL est en recul en 2018, à 659 millions d’euros contre 705 millions un an plus tôt, ses cash earnings, par contre, élément-clé pour un holding, sont en progression, à 456 millions au lieu de 427 millions en 2017. "Cela est dû à la contribution dividendaire de nos participations cotées, notamment grâce aux nouveaux investissements et au renforcement dans GEA et Parques Reunidos", explique Xavier Likin, CFO. "Un autre point important, c’est la hausse de la contribution totale de Sienna Capital à ces cash earnings."

Du côté financier, l’endettement net de GBL est passé de 443 millions au 31 décembre 2017 à 693 millions au 31 décembre 2018. Mais il dispose toujours de plus de 2,5 milliards d’euros de force de frappe, en additionnant sa trésorerie brute et ses lignes de crédit non tirées.

"Cela signifie que nous sommes prêts à saisir les opportunités si elles se présentent, souligne Ian Gallienne. Dans plus de la moitié des sociétés que nous avons en portefeuille, nous sommes prêts à nous renforcer. Nous avons aussi un plan de rachat d’actions propres de 250 millions d’euros, que nous avons utilisé pour 42 millions d’euros seulement. Et nous regardons toujours, bien sûr, les possibilités de nouveaux investissements."

GBL s’apprête à verser un dividende brut relatif à l’exercice 2018 de 3,07 euros par action, en progression de 2,3%. Et il s’attend à un dividende au moins équivalent en 2019. "Depuis la diversification que nous avons entamée en 2012, nous avons réalisé pour 16 milliards de transactions, conclut Ian Gallienne. Et notre objectif fondamental, qui est de générer un rendement total pour les actionnaires supérieur à celui de l’indice de référence Stoxx Europe 50, a été largement rencontré, puisque sur la période 2012-2018, ce rendement total annualisé s’est élevé à 9,9%, contre 6,2% pour l’indice de référence."

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