Getir, le service de livraison ultra-rapide, s'installe à Paris

Getir s’appuie sur une multitude d'entrepôts, des "dark stores", qui abritent plus de 1.500 références. ©Bloomberg

Getir, le leader turc des livraisons express, part à la conquête du marché français. L’entreprise entend bousculer le secteur et promet des courses gratuites en dix minutes.

Getir a fait une entrée remarquée sur le marché français. La société turque, fondée en 2015 par Nazim Salur et initialement spécialisée dans les produits d'épicerie, vient de s’établir à Paris.

Ce nouveau poids lourd du secteur, qui a connu une croissance rapide ces dernières années, a démarré ses activités françaises lundi. Il offre désormais aux habitants de Paris et d’Île-de-France la possibilité de se faire livrer des biens de consommation via son application.

Comment ça marche?

Getir, signifie, en turc, "apporte!". L’entreprise, qui a fait de cette interjection son fer de lance, veut rendre "le luxe de la livraison à domicile" accessible à tous.

Getir est également actif à Londres, à Amsterdam, à Berlin et à Paris. L'entrepise projette aussi de conquérir les États-Unis "au quatrième trimestre".

Que l’utilisateur ait envie d'une glace, d’un plat préparé ou qu'il ait besoin d'un ingrédient manquant, les livreurs de Getir ont pour mission d’exaucer ses souhaits en moins de dix minutes.

Pour rendre tout cela possible, Getir s’appuie sur une multitude d'entrepôts, des "dark stores", qui abritent plus de 1.500 références.

Et la méthode qui porte ses fruits: le commerce, aujourd'hui actif dans pas moins de 40 villes turques, est le seul à proposer ce type de service.

Étendre son empire

Getir a ouvert cinq entrepôts à Paris et a recruté une centaine de personnes pour asseoir son empire. Un choix qui n’est pas lié au hasard. En France, le marché de la livraison à domicile reste petit: il ne pèse que 374 millions d’euros sur  les 4,7 milliards d'euros de courses alimentaires réalisées en ligne, soit 7%, sur base d’un calcul réalisé entre juin 2020 et juin 2021.   

Également actif dans d’autre pays depuis cette année, Getir est également à Londres depuis le mois de janvier, à Amsterdam depuis le mois de mai, à Berlin depuis le mois de juin et à Paris depuis lundi. Getir projette aussi de conquérir les États-Unis "au quatrième trimestre".

Le dilemme des travailleurs du "clic"

La contrainte du service en dix minutes suscite néanmoins des inquiétudes sur les conditions de travail des livreurs.

7,5
Milliards de dollars
Le dernier tour de table de série D de Getir a valorisé la société à plus de 7,5 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros).

En mai, un groupe d’employés avaient d’ailleurs manifesté à Izmir (à l'ouest de la Turquie), dénonçant de multiples manquements et des licenciements abusifs.  

Malgré ces "bruits de couloirs", Getir s’est engagé à fournir un cadre professionnel "exemplaire" à ses employés, en mettant à leur disposition diverses formations de sécurité, des scooters électriques haut de gamme, des équipements et des tests de conduite, etc.

Deuxième licorne de Turquie

Au-delà de ses services, Getir fait état d’une force de frappe puissante et incarne la deuxième "licorne" de Turquie, après le studio de développement de jeux vidéo Peak Games.

Le dernier tour de table de série D de Getir a, par ailleurs, valorisé la société à plus de 7,5 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros).

Les fonds qui la soutiennent sont d'ailleurs prestigieux: les Californiens Sequoia Capital et Silver Lake, ou encore Mubadala Investment Company, un fonds d'investissement souverain de l'émirat d'Abu Dhabi.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés