Hamon, en quête de 70 millions d'euros, chute en Bourse

Bernard Goblet, CEO d'Hamon ©Thierry du Bois

Hamon, pourtant en pleine restructuration et dont la réorganisation sera bouclée en 2018, va procéder à une augmentation de son capital avec droit de préférence pour un montant de 70 millions d'euros. Il l'a annoncé mercredi. Et ce jeudi, le titre chutait de plus de 10% à l'ouverture des Bourses.

Le Conseil d’administration de Hamon a décidé de convoquer une assemblée générale extraordinaire en vue de procéder à une augmentation de son capital avec droit de préférence, c’est-à-dire ouverte à l’ensemble de ses actionnaires, pour un montant maximum de 70 millions d'euros.

Cette augmentation de capital a pour objectif de renforcer la structure financière du Groupe suivant des modalités à finaliser. Cette assemblée se tiendra le vendredi 22 décembre 2017.

40%
Le groupe a fait état le 31 octobre d'un montant de prises de commandes de 233 millions d'euros à la fin du troisième trimestre, soit une chute de 40% par rapport à il y a un an.

En pleine restructuration, ce groupe spécialisé dans les systèmes de refroidissement et de dépollution de l'air a fait état le 31 octobre d'un montant de prises de commandes de 233 millions d'euros à la fin du troisième trimestre, soit une chute de 40% par rapport à il y a un an.

Par ailleurs, la réorganisation du groupe et les programmes de réduction des coûts se poursuivent comme prévu et seront totalement opérationnels en 2018.

Lors de la publication il y a quinze jours de ses résultats pour le troisième trimestre, Hamon indiquait que les producteurs d’électricité et l’industrie pétrolière et gazière restaient ses clients principaux. Leur part dans les prises de commandes est passée de 66% en 2016 à 81% à fin septembre 2017.

Contrat suspendu

C’est le segment "systèmes de qualité de l’air" qui souffre le plus depuis le début de l’année.

C’est le segment "systèmes de qualité de l’air" qui souffre le plus depuis le début de l’année avec des prises de commandes qui sont passées de 120 millions à 47,9 millions d’euros d’une année à l’autre. Hamon signalait toutefois dans son communiqué que ces commandes ne prennent pas en compte le contrat 55 millions de dollars signé pour une unité de désulfuration en Asie.

Ce projet est momentanément suspendu par les autorités locales mais il est fort probable qu’il sera relancé bientôt pour éviter de nouveaux retards dans l’achèvement de la centrale électrique, a assuré la société basée à Mont-Saint-Guibert.

Projet majeur

Pour ce qui concerne le segment "systèmes de refroidissement" les prises de commandes atteignent 108,4 millions contre 127,9 millions pour la même période de 2016. Hamon précise qu’un projet majeur en refroidissement sec a été signé en Chine début octobre et sera intégré dans les prises de commandes de fin d’année.

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