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KOIS au chevet des sans-abri atteints de troubles à Marseille

L’absence de données sur les personnes sans abri souffrant de troubles psychiatriques sévères contribue notamment à la méconnaissance de ce public cible et donc à une absence d’alternative d’incarcération. ©Bart Koetsier

L'investisseur belge à impact a structuré un dispositif de financement innovant de soutien aux alternatives à l’incarcération porté par l'État français et Médecins du monde.

Quelques semaines seulement après avoir structuré le premier contrat à impact de développement en soutien aux réfugiés syriens, porté par la Fondation IKEA, les États-Unis et la Norvège notamment, l'investisseur belge à impact KOIS revient sur le devant de la scène.

Cette fois, avec la mise sur pied d'un financement innovant destiné à soutenir la mise en place d'alternatives à l’incarcération à Marseille de personnes sans domicile souffrant de troubles psychiatriques, apprend-on. L'idée? Leur éviter la case prison grâce à un suivi intensif pluridisciplinaire et un accès à un logement pérenne.

6
millions d'euros
Fort de six millions d'euros levés, le "contrat à impact social" mis sur pied par l'investisseur belge à impact KOIS est le plus important à ce jour outre-Quiévrain.

À la manœuvre, on trouve Médecins du monde et l'État français, qui ont levé quelque six millions d'euros pour le plus important "contrat à impact social" outre-Quiévrain à ce jour auprès du Fonds européen d’investissement, de BNP Paribas , de la Banque des Territoires (Groupe Caisse des dépôts), et du financeur solidaire des entreprises sociales qui souhaitent changer d'échelle INCO Investissement (derrière lequel l'on retrouve notamment AXA, la Caisse d'Épargne, Generali, Thales...).

Belgique pionnière

"Le contrat à impact social constitue une nouvelle forme de soutien public-privé des projets sociaux et environnementaux innovants."
Olivia Grégoire
Secrétaire d’État française

De quoi s'agit-il? D'"une nouvelle forme de partenariat public-privé permettant de soutenir des projets sociaux et environnementaux innovants", évoque Olivia Grégoire, secrétaire d’État française chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable. "Les investisseurs privés financent le projet d’une structure de l’économie sociale et solidaire, et assument son risque d’échec. L’État rembourse les investisseurs en fonction des résultats d’impact effectivement obtenus et constatés objectivement par un évaluateur indépendant."

Né en Grande-Bretagne sous le nom de "Social Impact Bonds" (ou "SIB", dans le jargon), ce dispositif existe depuis 2016 en France. En Belgique, pays pionnier en Europe continentale, plusieurs "SIB" ont été lancés depuis 2014, dont trois chez Actiris visant à la réinsertion professionnelle de publics fragilisés et un au VDAB.

À chaque fois, la société belge KOIS a été partie prenante. Et pour cause, elle a fait de ce type de dispotif sa spécialité en sus de son focus plus large sur la finance à impact social et environnemental.

KOIS a été fondée par François de Borchgrave et Charles-Antoine Janssen qui s'occupent respectivement de l'Europe, d'emploi et de climat pour le premier et de l'Inde et de santé pour le deuxième fort de vingt ans d'expérience dans la pharma, notamment chez UCB dont il est administrateur après avoir succédé à son père, le baron Daniel Janssen, au conseil d'administration de la Financière de Tubize .

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