L'artisanat bruxellois haut de gamme ouvre ses ateliers au grand public

©Anthony Dehez

Derrière des produits et des services de luxe se cache un savoir-faire. Trente-trois maisons bruxelloises ouvrent leurs portes ce week-end pour mieux le faire connaître. Les Experience Days offrent à M. et Mme Tout-le-monde l’occasion de découvrir les coulisses des grandes maisons bruxelloises. Le luxe à Bruxelles, c’est plus de 3.000 emplois.

Souvent perçues comme inaccessibles au commun des mortels, les grandes maisons recèlent un savoir-faire empreint de précision, de qualité, d’excellence. Depuis 80 ans, le BEL (Brussels Exclusive Labels) s’attache à mettre en valeur l’artisanat de haute valeur ajoutée que recèlent ces enseignes prestigieuses.

Cette association qui regroupe 73 grandes maisons bruxelloises veut aussi faire connaître le travail qui se cache derrière leurs produits exclusifs. Depuis l’an dernier, elle organise en décembre des BEL Experience Days. Durant un week-end, M. et Mme Tout-le-monde ont la possibilité de se faire une idée du haut degré de précision et de minutie que recèlent des produits (vêtement, bijoux, chaussures…) et services de luxe. Et donc de mieux comprendre, à défaut d’accepter, pourquoi l’exclusivité est parfois impayable.

La deuxième édition de ces Experience Days a lieu ce week-end. Trente-trois maisons ont choisi de participer à ces "Journées Découverte Entreprise" du luxe. Que des grands noms: le joaillier Leysen, le maroquinier Delvaux, le bijoutier Degreef, le barbier Bayer & Bayer, le coiffeur Maison Roger, le tailleur Maison Degand…. Il y en a pour tous les goûts. Même la biscuiterie Dandoy, qui a pourtant pignon sur rue, s’est jointe à l’initiative.

L’objectif des Experience Days n’est pas de vendre. "C’est avant tout l’occasion d’attirer un public nouveau dans les grandes maisons, en donnant à ceux qui n’en ont pas nécessairement les moyens mais sont amateurs de belles choses l’opportunité de découvrir un artisanat de haute qualité, explique Sophie Helsmoortel, présidente du BEL et directrice de la maison Cachemire Coton Soie à Ixelles. Les Experience Days sont là pour prendre le temps d’expliquer aux gens la spécificité de chacune de nos entreprises."

Plus de 3.000 emplois

Le caractère exclusif de ces 73 maisons occulte une réalité économique. Elles valent en effet, avec leur 1,5 milliard de chiffre d’affaires global, leur pesant de valeur ajoutée pour l’économie bruxelloise. Sans compter qu’elles emploient plus de 3.000 personnes au total.

Derrière les prix parfois prohibitifs se cachent des produits de qualité, durables, mais aussi une main-d’œuvre experte et proportionnellement abondante. La Maison Degand, par exemple, emploie 37 personnes.

"Les gens ne savent pas que derrière le magasin Degand, il y a des gens qui travaillent en atelier. Ils sont parfois horrifiés par les prix, mais il faut pouvoir expliquer par exemple ce qu’un pull tubulaire, qui ne comporte aucune couture, représente en volume de travail", souligne Pierre Degand, fondateur de la maison éponyme.

Certaines maisons plus confidentielles voient dans ce week-end l’occasion de se faire connaître davantage. "Je veux casser l’image d’une maison trop exclusive", dit par exemple Alex Henriche, qui a repris l’an dernier les rênes de ce salon qui recoiffe notamment des membres de la famille royale.

Avec les Experience Days, les maisons bruxelloises espèrent aussi faire pièce à l’essor d’internet en proposant un contact direct avec le producteur.

"Le luxe et l’artisanat sont des métiers d’avenir. On parle de circuits courts, de durabilité. Nous nous inscrivons pleinement dans cette démarche", affirme Nicolas Bayer, gérant du barbershop Bayer & Bayer, dans le quartier du Sablon.

Trente-trois maisons bruxelloises ouvrent leurs portes ce week-end. Les Experience Days offrent au grand public l’occasion de découvrir les coulisses des grandes maisons.

Luc Van Driessche

Souvent perçues comme inaccessibles au commun des mortels, les grandes maisons recèlent un savoir-faire empreint de précision, de qualité, d’excellence. Depuis 80 ans, le BEL (Brussels Exclusive Labels) s’attache à mettre en valeur l’artisanat de haute valeur ajoutée que véhiculent ces enseignes prestigieuses.

Cette association qui regroupe 73 grandes maisons bruxelloises veut aussi faire connaître le travail qui se cache derrière leurs produits exclusifs. Depuis l’an dernier, elle organise en décembre des BEL Experience Days. Durant un week-end, M. et Mme Tout-le-monde ont la possibilité de se faire une idée du haut degré de précision et de minutie que renferment des produits (vêtement, bijoux, chaussures…) et services de luxe. Et donc de mieux comprendre, à défaut d’accepter, pourquoi l’exclusivité est parfois impayable.

La deuxième édition de ces Experience Days a lieu ce week-end. Trente-trois maisons ont choisi de participer à ces "Journées Découverte Entreprise" du luxe. Que des grands noms: le joaillier Leysen, le maroquinier Delvaux, le bijoutier Degreef, le barbier Bayer & Bayer, le coiffeur Maison Roger, le tailleur Maison Degand…. Il y en a pour tous les goûts. Même la biscuiterie Dandoy, qui a pourtant pignon sur rue, s’est jointe à l’initiative.

L’objectif des Experience Days n’est pas de vendre. "C’est avant tout l’occasion d’attirer un public nouveau dans les grandes maisons, en donnant à ceux qui n’en ont pas nécessairement les moyens mais sont amateurs de belles choses l’opportunité de découvrir un artisanat de haute qualité, explique Sophie Helsmoortel, présidente du BEL et directrice de la maison Cachemire Coton Soie à Ixelles. Les Experience Days sont là pour prendre le temps d’expliquer aux gens la spécificité de chacune de nos entreprises".

Plus de 3.000 emplois

Le caractère exclusif de ces 73 maisons occulte une réalité économique. Elles valent en effet, avec leur 1,5 milliard de chiffre d’affaires global, leur pesant de valeur ajoutée pour l’économie bruxelloise. Sans compter qu’elles emploient plus de 3.000 personnes au total.

Derrière les prix parfois prohibitifs se cachent des produits de qualité, durables, mais aussi une main-d’œuvre experte et proportionnellement abondante. La Maison Degand, par exemple, emploie 37 personnes.

"Les gens ne savent pas que derrière le magasin Degand, il y a des gens qui travaillent en atelier. Ils sont parfois horrifiés par les prix, mais il faut pouvoir expliquer par exemple ce qu’un pull tubulaire, qui ne comporte aucune couture, représente en volume de travail", souligne Pierre Degand, fondateur de la maison du même nom.

Certaines maisons plus confidentielles voient dans ce week-end l’occasion de se faire connaître davantage. "Je veux casser l’image d’une maison trop exclusive", dit par exemple Alex Henriche, qui a repris l’an dernier les rênes de la Maison Roger, qui recoiffe notamment des membres de la famille royale.

Avec les Experience Days, les maisons bruxelloises espèrent aussi faire pièce à l’essor d’internet en proposant un contact direct avec le producteur.

"Le luxe et l’artisanat sont des métiers d’avenir. On parle de circuits courts, de durabilité. Nous nous inscrivons pleinement dans cette démarche", affirme Nicolas Bayer, gérant du barbershop Bayer & Bayer, dans le quartier du Sablon.

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