L'efficacité du payroll a plus que doublé en deux ans

©Dieter Telemans

Grâce à la digitalisation et l’externalisation, un seul collaborateur RH peut assumer le versement des salaires de 325 personnes.

Il faut en moyenne un collaborateur RH à temps plein – interne ou externe – pour verser les salaires de 325 travailleurs. Le constat émane du secrétariat social SD Worx, qui vient de réaliser une enquête sur le sujet auprès de 118 grandes entreprises (c’est-à-dire de plus de 100 travailleurs).

Plus globalement, on compte un collaborateur RH à temps plein – interne ou externe – pour 113 travailleurs. Car, outre le versement des salaires, les départements RH s’occupent également de recrutement, de communication interne, de questions relatives au règlement de travail, des relations avec les partenaires sociaux, etc.

Economies d’échelle

Le chiffre de 325 collaborateurs servis par un seul collaborateur payroll s’inscrit en augmentation depuis 2017. Entre 2013 et 2017, on était retombé de 179 à 152 collaborateurs. Cela signifie qu’en deux ans, l’efficacité du payroll a plus que doublé dans les grandes entreprises belges. La récente progression est à mettre au crédit de la digitalisation et l’externalisation croissante, explique-t-on chez SD Worx.

Face à la complexité croissante de la législation, les entreprises ont tendance à externaliser ce qui a trait au payroll. Encore plus d’ailleurs si la société travaille à l’international.

Un collaborateur RH pour 325 travailleurs est une moyenne. Ce dernier chiffre peut en effet varier selon la taille de l’entreprise. Plus l’entreprise est grande, plus il y a moyen de réaliser des économies d’échelle. Quitte à sous-traiter auprès d’un partenaire externe. Face à la complexité croissante de la législation (crédit-temps, etc.), les entreprises ont tendance à externaliser ce qui a trait au payroll. Encore plus d’ailleurs si la société travaille à l’international.

Pour l’entreprise H.Essers (transport routier international), le point de basculement se situe entre 60 et 80 travailleurs. À partir de ce seuil, l’entreprise choisira de se doter de son propre département RH en formant un ou deux collaborateurs. En dessous de ce seuil, elle préférera confier le payroll à un secrétariat social dont l’efficacité se réalise aussi souvent à travers l’automatisation des flux (manuels) existants et la connaissance du cadre juridique qui diffère d’un pays à l’autre.

©Mediafin

Autres priorités que le payroll

Le temps ainsi dégagé peut être consacré à des projets pour lesquels l’entreprise manquait de temps ou à des activités RH plus stratégiques. "En tête des priorités, il y a la communication avec les travailleurs, le recrutement des bons profils, le développement des travailleurs et le traitement de l’absentéisme", indique Elodie Cobut, directrice régionale Wallonie chez SD Worx. Ce sont autant de tâches qui ont une valeur stratégique pour la société, car elles augmentent la satisfaction de leur personnel.

"En tête des priorités, il y a la communication avec les travailleurs, le recrutement des bons profils, le développement des travailleurs et le traitement de l’absentéisme."
Elodie Cobut
Directrice régionale Wallonie chez SD Worx

"D’autre part, les sociétés sont confrontées à des processus et des tâches qui ne se passent qu’une seule fois par an, comme le calcul des primes de fin d’année, du pécule de vacances, etc. Cela nécessite de pouvoir disposer de l’expertise requise en interne", explique Elodie Cobut.

Enfin, l’externalisation est aussi une sécurité pour l’entreprise. "Si une société peine à trouver un expert payroll, par exemple pour remplacer quelqu’un, elle peut s’appuyer sur nous pour garantir la continuité et elle ne doit plus investir dans la formation d’une nouvelle personne."

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