L'intelligence artificielle réveille la crainte de la destruction d'emplois

Trois quarts des entreprises belges se disent prêtes à affronter la révolution technologique qui pointe ces prochaines années, selon une étude menée par BNP Paribas Fortis auprès de 148 sociétés.

Ces entreprises, parmi lesquelles 13 "usines du futur" (Factories of the Future/FoF, avec une haute valeur ajoutée) ont répondu aux questions de la banque sur la manière avec laquelle elles appréhendent les prochaines années.

La question de la place de l’être humain face à l’intelligence artificielle demeurera centrale. Pour 55% des chefs d’entreprise interrogés, l’intelligence artificielle mènera à la destruction nette d’emplois dans les 5 à 10 ans. Ils ne sont qu’un peu moins de 20% à penser le contraire, sauf au sein des FoF, où la moitié pense que les nouvelles technologies vont générer des emplois.

Deux tiers des entreprises se prononcent en faveur d’une taxation au niveau européen.

À l’heure actuelle, seules 11% des entreprises estiment que les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle et le big data ont un impact positif sur leurs affaires. Elles sont cependant 28% à penser que ce sera le cas d’ici 2024 (et même 42% parmi les FoF).

Près de la moitié des sociétés (48%, et 70% au sein des FoF) se prononcent en faveur d’une réforme comptable visant à mieux intégrer le capital immatériel, comme les brevets, les marques déposées, ou tout type de connaissances et d’informations détenues par l’entreprise.

Interrogées sur la fiscalité, pas moins de deux tiers des entreprises jugent qu’une taxation établie au niveau européen serait plus cohérente. Elles sont même 73% à soutenir cette proposition parmi les FoF. 

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