La Bourse de Londres promeut 30 PME belges à fort potentiel

Xavier Rolet ©REUTERS

Le nœud financier de l’Europe distingue les sociétés belges dont la contribution à l’économie européenne est essentielle. De quoi pousser un coup de boutoir dans le débat sur le financement des entreprises en Europe, jugé trop frileux par le patron de la Bourse de Londres.

Quatre ans après sa création, le programme ELITE de la bourse londonienne commence à rayonner sur la Belgique. Dans un rapport présenté hier au Parlement européen par le Commissaire européen Jonathan Hill et le directeur général du London Stock Exchange (LSE) Xavier Rolet, trente PME belges sont promues en tant que "sociétés à fort potentiel de croissance", au sein de 1.000 sociétés d’avenir pour l’économie de l’Union européenne.

Parmi ces jeunes pousses belges ou sociétés ayant trouvé de nouvelles dynamiques, on peut trouver United Petfood, VOC, Verso Food, PMF Productions dans l’alimentaire, Physiol dans la santé, The Herfurth Group dans le tourisme, Zorg & Farma dans les pharmaceutiques, Transports Fockedey dans la logistique, Touring dans les services financiers, Tormans dans le travail temporaire, PM Group et Derthe dans la construction, OM Partners dans le high-tech ou encore Adiam, Jovitex, European Steel Distribution et DHV dans le retail.

En moyenne, ces sociétés ont généré 68 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier et ont fait progresser leurs effectifs de 44%.

Un quart d’entre elles proviennent de la distribution.

Combler le vide bancaire

Cette visibilité offerte par ce rapport leur permettra de bénéficier de l’élan du programme ELITE, qui vise à combler le vide laissé par les banques dans le financement des entreprises de taille relativement modeste depuis la crise financière. ELITE leur fait bénéficier de formations et d’aides diverses pour développer leurs techniques de management, de comptabilité, de communication et de gestion d’activités. En somme, de s’apprêter pour attirer des investisseurs.

Xavier Rolet avait dénoncé l’an dernier "l’obsession" de l’Europe pour les emprunts bancaires, et la "dépendance à la dette" qui en résultait.

Des structures déficientes et la culture du prêt ont contribué à asphyxier ces entreprises, qui représentent deux tiers des emplois créés.

44%
Les PME belges reprises dans le classement ont augmenté de moitié leur nombre d’employés.

"Ce rapport démontre que les PME à forte croissance sont le moteur de l’économie européenne", a indiqué hier le patron du LSE. "Alors que les entreprises du secteur public et les grandes multinationales ne créent guère de jobs depuis des années, ces PME avancent et embauchent à un rythme incroyable. Et sachant que ces sociétés sont par nature innovantes, les emplois qu’elles créent sont de haut niveau de qualification et de rémunération, ce qui nous oblige à les aider à avoir l’avenir doré qu’elles méritent."

Le détail des sociétés retenues par le LSE figure sur le site 1000companies.com.

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