La mobilité, priorité des patrons bruxellois

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Les entreprises bruxelloises ne font pas trop confiance aux politiques pour résoudre les problèmes de congestion dans la capitale.

La mobilité est le principal souci des patrons bruxellois. Ils doutent des capacités du gouvernement régional à solutionner le problème. Par contre, ils sont prêts à s’investir pour avancer vers des solutions concrètes. C’est ce que montre le baromètre semestriel de Beci, la fédération des entreprises bruxelloises, à partir d’un sondage auprès de ses membres.

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Durcissement du Cobrace (Code Bruxellois de l’air, du climat et de la maîtrise de l’énergie) et de la fiscalité sur les parkings d’entreprise, généralisation annoncée du 30 km/h, zone "basses émissions", polémique sur la taxe kilométrique: ce sont autant de sujets qui interpellent les entrepreneurs bruxellois car de nature à impacter leur quotidien. Rien d’étonnant dès lors s’ils sont 75% à placer la mobilité en tête de leurs priorités, bien loin devant la pression fiscale régionale et communale (32%) et la propreté en ville (27%).

Défiance politique

Pour résoudre le casse-tête qu’est devenue la mobilité, les patrons bruxellois font assez peu confiance aux instances régionales. Parmi les ministres du gouvernement régional, les notes de confiance les plus faibles sont enregistrées par Pascal Smet (urbanisme) et Elke Van de Brandt (mobilité et travaux publics).

Le ministre sp.a et la ministre Groen ont régulièrement défrayé la chronique avec des propositions jugées irréalistes ou à tout le moins trop ambitieuses, comme la généralisation du 30 km/h par exemple. En tête du classement ministériel, on trouve Bernard Clerfayt (Défi), qui gère l’emploi et la formation professionnelle.

Par contre, les patrons se disent prêts à s’investir en faveur de solutions pour une meilleure mobilité. Ainsi par exemple, plus de 50% des entrepreneurs admettent une "coresponsabilité" dans la mobilité entre le domicile et le lieu de travail. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement? Les employeurs sont 84% à se dire "tout à fait", "probablement" ou "à certaines conditions" ouverts à une adaptation des horaires de travail. Plus de la moitié (51%) seraient prêts à payer pour un "train-bureau" (5 à 8 euros par trajet) si la SNCB proposait un tel service.

Le covoiturage reste par contre dans le flou: il serait marginal (0 à 5% des employés) dans une majorité des entreprises (62%), mais 22% des employeurs admettent qu’ils ignorent dans quelle mesure leurs employés y ont recours.

Enfin, l’idée d’une taxe kilométrique reste très clivante: au gré des sondages, le "pour" et le "contre" restent au coude-à-coude.

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