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La pandémie enraye le succès des primes bénéficiaires

SD Worx s'attend à une réduction de moitié du nombre de travailleurs qui obtiendront une prime bénéficiaire. ©Photo News

La prime bénéficiaire n'a plus la cote. Les travailleurs qui l'obtiendront en 2021 seront probablement deux fois moins nombreux que l'année dernière, prédit SD Worx.

Faire participer les salariés aux bénéfices de l'entreprise à des conditions fiscales avantageuses, c'est une possibilité offerte aux employeurs depuis 2018. Son nom: la prime bénéficiaire.

120.000
Travailleurs
En 2020, 120.000 travailleurs ont obtenu une prime bénéficiaire. Selon SD Worx, ils seront deux fois moins dans le cas cette année.

Depuis son lancement, cette mesure séduisait chaque année de plus en plus d'entrepreneurs, heureux de pouvoir préserver la motivation de leurs troupes en les récompensant quand les résultats sont bons. L'an dernier, environ 1% des employeurs belges avaient octroyé une telle gratification collective, ce qui représentait une augmentation de près de 25% par rapport à 2019. Au total, ce sont quelque 120.000 travailleurs qui avaient pu profiter de cet avantage en plus de leur salaire ordinaire.

Réduction de moitié

Mais ça, c'était avant que la pandémie ne s'en mêle... Cette année, on ne parlera vraisemblablement plus d'une progression, mais bien d'un recul tangible. "Pour l'instant, nous sommes revenus au niveau de fin 2018 en termes de primes bénéficiaires et nous ne prévoyons plus de forte hausse", explique Tulay Kasap, team manager et conseillère juridique pour SD Worx.

"L'année dernière a été compliquée pour de nombreux employeurs. Il est évidemment difficile de répartir plus de bénéfices s'il y en a moins."
Tulay Kasap
Conseillère juridique pour SD Worx

Selon le prestataire de services en ressources humaines, une réduction de moitié du nombre de travailleurs à bénéficier de la prime est à prévoir par rapport à 2020. "L'année dernière a été compliquée pour de nombreux employeurs. Il est évidemment difficile de répartir plus de bénéfices s'il y en a moins. Pour les organisations dans des secteurs qui ont pu continuer à travailler, comme l'information et la communication, le commerce de gros et de détail ou encore les services financiers, cela reste cependant un instrument motivant", poursuit Tulay Kasap.

Surtout les PME

Rappelons-le tout de même, seule une petite minorité des employeurs a déjà eu recours à ce dispositif pour rémunérer ses travailleurs de manière variable. En affinant, on observe que ce sont surtout les PME qui apprécient la formule. Compte tenu du fait que la prime doit obligatoirement être versée à tous les travailleurs, il est logiquement plus facile pour une petite organisation d'être généreuse lors d'un exercice rentable, note-t-on du côté de SD Worx.

Cette année, les entreprises qui disposent de réserves financières suffisantes pourraient choisir d'opter pour d'autres manières de récompenser leurs travailleurs tout en maîtrisant leurs coûts. Outre le bonus salarial pour l'obtention de résultats collectifs spécifiques (les fameuses CCT 90), la nouvelle prime corona, limitée à 500 euros net sous forme de chèques consommation, pourrait en séduire plus d'une.

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