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Le chiffre d'affaires d'Ikea Belgique en constante progression

Pour le géant suédois de l'ameublement, 2017 fut un bon cru. ©Photo News

Le géant suédois de l'ameublement a réalisé, en Belgique, un chiffre d'affaires de 902,8 millions d'euros sur son exercice 2016-2017, en progression de 7,9% sur un an.

Ikea Belgium a réalisé sur son exercice 2016-2017 bouclé à fin août un chiffre d’affaires de 902,8 millions d’euros. Cela dénote une forte progression sur un an (7,9%) et à plus long terme, puisqu’il avait affiché 836 millions de chiffre d’affaires en 2015-2016, 751 millions un an plus tôt et seulement 704 millions en 2012-2013. Sa profitabilité a bondi sur un an, son bénéfice d’exploitation passant de 24 à 58 millions d’euros et son bénéfice net de 28,3 à 45,8 millions. Sur cinq ans, en revanche, sa marge a faibli, puisque la société avait terminé son exercice 2012-2013 sur un profit net de 46 millions au départ d’un chiffre d’affaires de 704 millions.

902,8 millions d'euros
Chiffre d'affaires
C'est le chiffre d'affaires d'Ikea Belgique sur son exercice 2016-2017 bouclé à fin août.
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Souvent épinglé pour sa faible contribution aux finances publiques des pays où il opère en raison de maigres versements qu’il effectue au titre de l’impôt des sociétés, le groupe Ikea annonce avoir payé en Belgique, via sa société d’exploitation des huit magasins locaux Ikea Belgium, pour 105,3 millions d’euros d’impôts. Attention, il précise qu’il s’agit du total de ses versements sur cinq ans, de 2012-13 à 2016-2017, et que dans ce montant, l’impôt sur résultats ne représente que 84 millions. Le solde se répartit entre l’impôt foncier (7,5 millions d’euros) et d’autres taxes (13 millions), sans plus de précision.

Vérification faite dans les comptes annuels de la compagnie sur les cinq exercices, on arrive effectivement au total de 84 millions versés au titre d’impôts sur résultats. Dans le détail, Ikea Belgium a payé 19 millions d’euros d’impôt en 2013, 15 millions en 2014, 17 millions en 2015, 9 millions en 2016 et 21 millions en 2017. Soit un taux d’imposition oscillant entre un plus bas de 24,3% (sur 2015-2016) et un plus haut de 31,8% (2016-2017), assez proche en fin de compte du taux d’Isoc de base (33,99%).

On paye l’impôt d’un côté, moins de l’autre

Au niveau de sa société exploitant ses magasins, le groupe n’a donc apparemment pas usé ni abusé des techniques d’ingénierie fiscale permettant de réduire fortement son taux d’imposition. Le groupe Ikea utilise toutefois un autre véhicule pour ce faire, la société de droit belge Ikea Service Centre : c’est sa banque interne, qui a eu abondamment recours aux intérêts notionnels ces dernières années. Cette filiale a réduit son capital de 3 milliards en mai 2017 pour le ramener de 8 à 5 milliards. Un mouvement logique, vu que la Belgique a considérablement raboté les avantages offerts en terme de déduction pour investissement. De ce point de vue, on gage que le capital d’Ikea Service Centre va encore fondre prochainement, puisqu’à l’issue de la nouvelle réforme fiscale seuls les accroissements de capital seront encore pris en compte à l’avenir pour calculer les déductions…

 

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