Le cidre princier Wignac s'allie à Bernard-Massard

Edouard de Mérode (à gauche) a lancé Wignac en 2015 aux côtés de sa sœur - qui s'occupe des développements au Royaume-Uni - et de ses frères, parmi lesquels Thierry (à droite). ©Tim Dirven

Les Mérode ont signé un partenariat d'exclusivité avec la célèbre maison pour le Grand-Duché. De quoi ramener un peu de positif après l'année écoulée pour leur cidre ardennais.

Lorsque la crise du coronavirus s'est déclarée en Belgique, le ciel s'est assombri d'un coup pour Wignac. Et pour cause, le cidre ardennais porté par les Mérode tirait alors la quasi-totalité de ses revenus de l'horeca - et ce, suite au conseil de Pierre-Emmanuel Taittinger en personne, qui y voyait là la seule manière de gagner ses lettres de noblesse pour une boisson nouvellement venue sur le marché.

80%
Aux alentours de 80% des ventes étaient à imputer à l'horeca avant la crise.

Du jour au lendemain, c'est la dégringolade. Pire, Triodos qui accompagnait la société depuis ses débuts décide de la lâcher. Et ce, juste au moment où la production pour l'année suivante doit être lancée - et donc financée - dans un contexte de déconfinement qui se verra transformé en deuxième confinement peu après.

"Heureusement qu'on a pu compter sur l'appui de Finance&Invest.brussels et, par la suite, de Belfius, devenue notre banque depuis lors", évoque Edouard de Mérode, cofondateur et patron de Wignac. Sinon, c'eût pu être la fin de l'aventure initiée en 2015 sur le domaine hérité de la marquise Berthe de Wignacourt, arrière-arrière-grand-mère d'Edouard de Mérode et ses frères et sœur aussi dans l'aventure.

"D'autant qu'on avait lancé toute la machine pour obtenir notre certification bio (obtenu en janvier 2020), de même que pour continuer à grandir en Belgique et à l'international, soit en France et au Royaume-Uni (une filiale y a été créée en 2019, dirigée depuis lors par Eliane de Mérode), fort de l'embauche de deux commerciaux."

"Grâce aux magasins bio, le chiffre d'affaires 2020 a terminé en légère progression."
Edouard de Mérode
Cofondateur de Wignac

Réseau bio

Mais qui dit crise, dit aussi opportunité. Juste avant le premier confinement, l'équipe de Wignac avait décidé d'activer le réseau de distribution bio. Un premier contact avait ainsi été noué avec Interbio (travaillant pour Bionina, Bister, Brunehaut…). Et "heureusement", commente Edouard de Mérode. "Ils nous ont permis d'avoir accès à leur listing de magasins et de les appeler un par un. Ce qui a amené, au final, le chiffre d'affaires 2020 à terminer en légère progression", Wignac étant désormais en vente dans les Sequoia ou eFarmz par exemple.

300.000
bouteilles
Wignac vise les 300.000 bouteilles cette année, contre un peu plus de 100.000 en 2020.

Pour 2021, l'idée sera de continuer sur cette voie, tout en se rappelant au bon souvenir de l'horeca dans la foulée. "On vise les 300.000 bouteilles, contre un peu plus de 100.000 l'an dernier".

Ce qui nécessitera évidemment de continuer à se développer à l'étranger, le Belge n'étant à ce jour toujours pas parmi les plus grands consommateurs de cidre en Europe. En ce sens, Edouard de Mérode nous indique qu'un partenariat vient d'être signé avec la célèbre maison luxembourgeoise Bernard-Massard en vue de la distribution exclusive de Wignac au Grand-Duché.

De même, un cidre sans alcool a aussi été lancé l'an dernier et devra désormais être mis en avant auprès des consommateurs.

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