Le coup de pouce du secteur privé aux indépendants en difficulté

Ils sont nombreux, les indépendants, TPE ou PME contraints à l'arrêt à cause du coronavirus, ou avec des revenus en berne. ©Hans Lucas via AFP

Depuis le début de la pandémie, les autorités ont développé un panel de soutien aux indépendants, TPE ou PME en difficultés. On voit aussi de plus en plus d'initiatives émerger des entreprises privées.

La pandémie et les mesures prises pour éviter sa propagation ont forcé l'arrêt de nombreuses PME et TPE. Depuis, elles luttent pour garder la tête hors de l'eau.

Certes les autorités fédérale et fédérées ont mis en place un panel d'aides. Les banques et les assureurs ont aussi été appelés à plus de souplesse envers leurs clients en difficulté.

Mais par ci par là, fleurissent aussi des initiatives privées de soutien, tant aux secteurs qu'aux TPE ou PME en difficulté. Dernière en date: Ethias.

Le remboursement est ainsi calculé au prorata du nombre de mois d'inactivité.

L'assureur annonce des possibilités de remboursements partiels de prime d'assurance RC et incendie pour des bâtiments utilisés à des fins professionnelles par des clients indépendants ou gérants de TPE (moins de 10 salariés). Le remboursement est ainsi calculé au prorata du nombre de mois d'inactivité.

"Cette aide concerne les contrats encore actifs en 2021, dont le preneur d’assurance est un indépendant, ou une TPE, qui bénéficie d’une des mesures d’aide spécifique mises en place par les pouvoirs publics", lit-on sur le site de l'assureur.

Gestes multiples et variés

Dans le chef d'Assuralia, on rappelle que le secteur a fait pas mal de gestes. Certaines compagnies d'assurance ont ainsi adapté les contrats de restaurateurs, leur permettant d'être désormais couverts pour un service de livraisons à domicile.

D'autres ont permis à des centres hospitaliers de couvrir les volontaires qui sont venus apporter leur aide au personnel soignant.

Des assureurs voyages ont, enfin, revu à la baisse le montant de leurs primes, alors que les voyages sont pour l'heure un doux rêve.

Coup de pouce à l'horeca

Le secteur brassicole a aussi soutenu ses clients professionnels, avec parfois certains faux départs. AB InBev, par exemple, avait dans un premier temps annoncé qu'il réclamerait les loyers des établissements horeca malgré la seconde fermeture forcée. Fort critiqué, il s'est ravisé en annonçant prendre en charge un quart du loyer de ses exploitants pour les mois de novembre, décembre et janvier. "Notre soutien au secteur depuis le début du Covid-19 s'élève déjà à 20 millions d'euros", insiste le groupe qui ajoute toutefois qu'il ne pourra pas poursuivre cet effort au-delà de janvier.

La brasserie d'Haacht avait, elle aussi, décidé de prolonger au-delà du 6 avril la prise en charge de deux tiers du loyer de ses cafetiers.

Il n'y a pas que le soutien financier

Le soutien apporté était parfois purement psychologique. Nicholas Courant rappelle ainsi la campagne lancée par la Fevia pour les "food heroes"; ces travailleurs de l'industrie alimentaire qui se sentaient un peu délaissés face à l'engouement populaire qui existait alors pour le personnel soignant.

Pendant la période de Noël, AB Inbev, par le biais de sa brasserie Leffe, a distribué 1.100 repas de chefs étoilés aux hôpitaux de Dinant et Anvers.

Et pourtant le secteur alimentaire a aussi apporté un peu de baume au cœur de ces médecins, infirmiers et autres qui étaient sur le front. Spadel a ainsi alimenté les hôpitaux en bouteilles gratuites.

Pendant la période de Noël, AB Inbev, par le biais de sa brasserie Leffe, a distribué 1.100 repas de chefs étoilés aux hôpitaux de Dinant et Anvers, mais aussi à ceux de Valenciennes et de Rotterdam.

Fausses notes

Et puis il y a les acteurs avec qui le courant passe moins bien. De nombreux patrons de cafés et de restaurants fulminent contre la Sabam qui, malgré la fermeture des établissements, continue de facturer les droits d'auteurs pour la musique diffusée.

Certes, une réduction a été négociée entre la société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs et les fédérations de l'horeca. Interrogé à la Chambre, le ministre de l'Économie Pierre-Yves Dermagne a toutefois indiqué que "la réglementation ne permettait pas d'autoriser un paiement des contributions tenant compte des jours d'ouverture des établissements". La Sabam rappelait par ailleurs récemment que "le secteur de l’horeca et d’autres secteurs ont reçu des compensations de la part des autorités fédérales, alors que les auteurs n’ont rien reçu"

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