Le marché des IPO ne devrait pas rebondir rapidement

Airbnb, dont on voit ici le logo sous la pyramide du Louvre, espérait être coté sur le Nasdaq en 2020. Mi-mars, la plateforme de location a mis un frein aux préparatifs de son IPO. ©REUTERS

Les mois de janvier et février annonçaient une bonne année en matière d'introductions en bourse. La propagation du coronavirus à l'échelle mondiale et ses répercussions sur les marchés changent la donne.

L'année avait bien commencé, suivant l'élan du quatrième trimestre 2019. En trois mois, 235 introductions en bourse avaient été observées pour un montant total de 28,5 milliards de dollars. Il s'agissait d'une hausse de 11% en volume par rapport à 2019 et de 89% en valeur. Certes, 2019 n'était pas une année à marquer d'une pierre blanche... Ensuite, si janvier et février se sont avérés assez actifs, le mois de mars aura été quasiment au point mort. 

Au final, la zone Asie-Pacifique aura comptabilisé 160 opérations pour un montant levé de 16,8 milliards de dollars. Aux Amériques, 40 IPO ont été effectuées pour un montant de 8,2 milliards de dollars

Quoiqu'il en soit, l'envolée du premier trimestre s'est ensuite heurtée à la pandémie du Covid-19, explique-t-on chez EY. "Les événements inédits et inattendus liés au Covid-19 ont pesé sur la santé mondiale des marchés boursiers et, avec d'autres facteurs des marchés mondiaux, ont généré sur les marchés des turbulences telles qu’on n’en avait plus vues depuis la crise financière de 2008."

Il y a deux mois, les présidents de la Bourse de New York et du Nasdaq avaient encore déclaré que 2020 serait une année "solide" pour le marché des introductions en bourse...

28,5 milliards
dollars
28,5 milliards de dollars ont été levés au premier trimestre via 235 introductions en bourse.

Asie, États-Unis, Europe... tous touchés

Dans la "grande" Chine, l’activité des IPO à Hong Kong a été affectée plus négativement que les échanges au sein de la Chine continentale.

Aux États-Unis, le bureau d'études Renaissance Capital avait déjà fait état d'un marché des IPO fermé dû à la volatilité des marchés et à la pandémie. Pourtant certaines opérations étaient attendues et les roadshows avaient été lancés. C'était le cas de Warner Music, Madewell, Cole Haan ou Atotech. Airbnb avait aussi fait état de son intention de cotation sur les marchés en 2020. Mi-mars la plateforme de réservation immobilière mettait un frein à ses préparatifs.

Plus près de nous, Douwe Egberts, qui avait annoncé son arrivée sur la bourse néerlandaise l’été prochain, a aussi revu ses plans au vu de la chute des bourses.

Quel avenir?

À quoi peut-on s'attendre pour la suite de l'année? Chez EY, on se veut prudent. "Cette volatilité extrême régnant sur les marchés rend fortement incertaine toute ambition d’entrer en bourse, en termes de calendrier et de valorisation", indique Marc Guns, associé EY Belgique. 

L'épidémie de Covid-19 et son incidence négative sur les activités économiques au niveau mondial ne devraient donc pas permettre aux marchés des introductions en bourse de rebondir rapidement au deuxième trimestre. 

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