Le triple objectif de GBL dans le rachat de Parques Reunidos

Acquis en 2004, Bobbejaanland est le premier pas hors d’Espagne de ParquesReunidos. ©Photo News

GBL compte lancer une offre sur le propriétaire de Bobbejaanland. La société des familles Frère-Desmarais et la holding espagnole Alba détiennent déjà près de 44% de Parques Reunidos. Ils ont l’intention de lancer une offre d’acquisition volontaire sur le solde, aux côtés d’EQT, fonds de la famille Wallenberg.

Nouvel investissement en vue pour GBL . Déjà actionnaire de Parques Reunidos, le groupe de parcs d’attractions qui détient notamment Bobbejaanland en Belgique, la holding des familles Frère-Desmarais souhaite désormais lancer une offre publique d’acquisition volontaire de la totalité de l’opérateur espagnol de loisirs, en partenariat avec son homologue espagnol, la holding Alba et le fonds suédois EQT de la puissante famille Wallenberg, pouvait-on lire vendredi dans un communiqué publié par le gendarme boursier espagnol (CNMV).

L’opération s’inscrit dans la volonté de GBL d’être plus exposée à des actifs non-cotés.

GBL détient en l’état déjà 21,2% du groupe – pesant 1,1% de son portefeuille à elle – quand Alba, elle, en détient 23,02% et EQT rien jusqu’ici – les 55,79% restants sont flottants et côtés à la Bourse de Madrid. L’offre porte sur un montant de 14 euros par action (jusqu’à 631 millions d’euros), soit une prime de 29% par rapport au cours de clôture de jeudi (10,84 euros).

Triple objectif

Étonnant? "On ne manque pas d’idées", rétorquait mardi Ian Gallienne, CEO, lors de l’AG GBL, à une interrogation d’un actionnaire sur la politique d’investissement et les réserves distribuables de 8,9 milliards d’euros.

Se renforcer au sein de Parques Reunidos en faisait donc partie. Et ce, pour trois raisons principales. Tout d’abord, cela s’inscrit dans la volonté claire de GBL d’être aujourd’hui plus exposée à des actifs non-cotés.

Ensuite, l’opération peut avoir un effet catalyseur sur l’opérateur de loisirs, permettant d’accélérer l’action des leviers de création de valeur mis en place – notamment avec une gouvernance nouvelle et une importante acquisition réalisée fin 2018.

Enfin, l’idée pourrait être de grandir afin de faire figure de consolidateur dans un marché des parcs d’attractions assez fragmenté. L’on pense alors à un acteur comme Aspro Parks, autre groupe espagnol actif en Belgique (Boudewijn Seapark).

60 parcs dans le monde

Bref, autant d’éléments qui doivent bénéficier à un groupe de parcs d’attractions actif en Europe, aux États-Unis, en Australie et au Moyen-Orient, qui a connu un certain nombre de problèmes opérationnels jusqu’il y a peu, pesant sur le titre depuis un an (perdant 20%).

Créé en 1967, Parques Reunidos gère plus de 60 parcs, dont Bobbejaanland, acquis en 2004 et premier pas hors d’Espagne du groupe. Il totalise 20 millions de visiteurs par an sur ses sites.

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