Les banques ferment le robinet chez FNG

Brantano est la marque la plus connue de FNG. ©SISKA VANDECASTEELE

Les banques n’injecteront pas d’argent supplémentaire dans FNG. Elles veulent que l’entreprise de mode trouve d’abord d’autres sources de financement.

Le ciel s’assombrit au-dessus du groupe FNG, la maison-mère, entre autres, de Brantano. L’avenir de l’entreprise de mode et de ses 3.000 employés restants est de plus en plus menacé. Les banques, qui ont prêté 260 millions d’euros à FNG ces dernières années, ont informé la société qu’elle ne voulaient pas y injecter d’argent supplémentaire.

"Nous devons encore nous mettre d'accord sur quand nous devrons finalement rembourser ce crédit."
Gunther De Backer
Porte-parole de FNG

Elles donnent tout de même à FNG, qui est pour l'instant protégé contre ses créanciers, un peu d’espace de respiration. L’entreprise n’aura pas à rembourser un crédit de 20 millions d’euros à la date prévue initialement. "Nous devons encore nous mettre d’accord sur quand nous devrons finalement rembourser ce crédit", déclare le porte-parole Gunther De Backer.

Quatre pistes de financement

FNG a discuté pendant des semaines avec ses banques pour les convaincre de reporter les remboursements et d’annuler une partie des dettes. Sans beaucoup de succès. Selon l’entreprise, un sauvetage est encore possible. FNG indique que les banques sont "prêtes à adopter une attitude constructive" si FNG propose d’autres sources de financement. Quatre pistes sont sur la table: un investissement par un fonds d’investissement, l’émission d’obligations convertibles, la vente d’une partie des stocks de vêtement et de chaussures (un candidat s’est déclaré) et la vente de certains actifs comme des magasins ou des marques de mode.

Le temps presse: l’entreprise a un besoin urgent d’argent frais pour financer l’achat de la collection d’automne – les fournisseurs se méfient et exigent des avances, estimées à une quinzaine de millions d'euros.

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