Les Boël créent plus de deux milliards de valeur depuis le début de la crise

L'ouverture initiée par Harold Boël, CEO, a vraisemblablement aidé à changer la donne quant à la décote longtemps enregistrée par l'action Sofina.

La valeur de l'actif net réévalué du holding Sofina a atteint la barre des dix milliards d'euros à fin juin. C'est 2,4 milliards – ou un tiers environ – de plus que début 2020.

Après un nécessaire soutien à ses participations l'an dernier, la crise prend désormais de plus en plus la forme d'un lointain souvenir pour Sofina .

En effet, le holding de la famille Boël vient de voir son actif net réévalué – principal baromètre de la création de valeur des managers d'un holding – gonfler de quelque 2,4 milliards d'euros entre le début de 2020 et la fin juin, pour atteindre la barre des 10 milliards (soit 297 euros par action), ressort-il de sa dernière newsletter.

À titre de comparaison, avant le déclenchement de la pandémie, l'on parlait encore de 7,63 milliards d'euros, soit 227 euros par action et de l'ordre d'un tiers de moins.

33%
de Prime
Au cours actuel, l'action Sofina cote désormais avec une prime de 33% par rapport à la valeur de son actif net au 30 juin.

Au cours actuel, l'action Sofina cote désormais avec une prime de 33% par rapport à la valeur de son actif net au 30 juin. Une tendance qui a pu être observée pour la première fois à l'été dernier, là où, en raison de la politique de discrétion ayant longtemps été de mise, c'est une décote de 20 à 30% qui a primé de longue date.

L'ouverture initiée par Harold Boël, en ce compris via ses newsletters, a vraisemblablement aidé à changer la donne, offrant une meilleure vue sur ce qui agite les équipes de la rue de l'Industrie.

L'on notera d'ailleurs au passage dans la dernière lettre du patron de Sofina un investissement dans la marque indienne de cosmétiques naturels Mamaearth – pour 27 millions de dollars selon le média indien Entrackr – et dans ReeToo, une société chinoise innovante spécialisée dans le diagnostic in vitro. De même, des désengagements ont été réalisés du côté de Rapala, Uperio et Clover Health.

La pépite indienne des Boël et Spoelberch rêve d'amérique

Hasard de calendrier, la plateforme d'apprentissage indienne Byju's derrière laquelle l'on retrouve Sofina (Boël) et Verlinvest (de Spoelberch) a annoncé l'acquisition de son (modeste) homologue américain Epic dans un deal à 500 millions de dollars.

De quoi signer la deuxième plus importante opération pour la société à la valorisation ayant dépassé les 16,5 milliards de dollars mi-juin, juste après le milliard déboursé en avril pour s'offrir début Aakash Educational Services, une chaîne indienne de 200 centres de préparation aux examens d'entrée en facultés de médecine et d'ingénieur.

Epic compte à ce jour quelque 50 millions d'utilisateurs outre-Atlantique, ayant bénéficié d'un coup de pouce notable de la crise puisqu'elle n'en comptait "que" 20 millions encore en 2019.

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