Les deux candidats à la reprise du Cercle de Lorraine relèvent leur offre

On connaîtra la semaine prochaine l'identité du repreneur du Cercle de Lorraine. ©Thierry du Bois

Le duo Profirst-John-Alexander Bogaerts et le consortium emmené par la directrice actuelle Isabelle Simon ont présenté chacun leur offre de reprise. Verdict la semaine prochaine.

Suite au placement en PRJ du Cercle de Lorraine, la mandataire de justice Isabelle Ensch a présenté mercredi les offres retenues pour la reprise du cercle d’affaires. Elle a reçu 15 marques d’intérêt. Deux candidats ont formulé des offres concrètes comme déjà dévoilé par L’Echo : un consortium, Le Cercle en formation, emmené par l’actuelle directrice Isabelle Simon, et le duo formé par le groupe événementiel Profirst et John-Alexander Bogaerts, fondateur du Cercle B19.

De 250.000 à 275.000 euros
pour le cercle de lorraine
Ce sont les offres formulées respectivement par le tandem Profirst-B19 et Le Cercle en formation.

Depuis, les deux candidats ont revu leur offre à la hausse. Le consortium offre 275.000 euros au lieu de 240.000 et confirme garder l’ensemble du personnel. Le tandem Profirst-Bogaerts, qui postule via la société Wild Gallery (filiale à 100% de Profirst qui exploite des espaces événementiels), offre 250.000 euros contre 160.000 auparavant et propose lui aussi de reprendre tout le personnel. Les deux groupes valorisent différemment les actifs : Profirst-Bogaerts estime le mobilier à 160.500 euros, permettant de couvrir les arriérés de loyer, mais considère que le fichier de membres ne vaut quasi rien. Le consortium Le Cercle en formation estime, lui, le contraire. La poursuite de la collaboration avec le traiteur Loriers est envisagée des deux côtés.

Huit investisseurs

Le Cercle en formation compte donc huit investisseurs décidés à injecter au total 1 million d’euros. Cinq grands - Beci, Partena, Iris Group, Interparking et Brussels Expo prenant chacun entre 10 et 15% des parts - et trois PME : Isismart (Isabelle Simon), Festi (matériel pour événements) et Mean (courtage). Le bâtonnier Michel Forges et Nicolas Houssiau (Faber Inter Legal) se sont notamment efforcés de mettre en avant la qualité de ces investisseurs, "représentants du tissu bruxellois", et le potentiel de nouveaux membres qu’ils pourraient générer. La présidente, Zoé Pletinckx, s’est toutefois demandé si c’était bien dans l’objet social de ces investisseurs, notamment public comme Brussels Expo, d’investir dans ce projet. "Toutes les précautions ont été prises", leur ont répondu les avocats, pointant le fait que Brussels Expo n’est pas subsidié.

"Redémarrer avec un cashflow de 600.000 euros va nous permettre d’investir dans le cercle."
Isabelle Simon
A la tête du consortium Le Cercle en formation

Isabelle Simon a, elle, mis en avant le soutien du personnel, celui des sponsors et des 809 membres. "Redémarrer avec un cashflow de 600.000 euros va nous permettre d’investir dans l’équipement, de développer les activités en accueillant à la fois des événements corporate, des réunions, des CA, mais aussi des événements privés comme des mariages, et d’investir dans la programmation, entre autres en rémunérant les orateurs, en y ajoutant plus de culturel, etc., détaille-t-elle; en outre, ces investisseurs sont prêts à augmenter le capital, si nécessaire."      

Duo complémentaire

Cédric Alter (Janson) pour Profirst-B19 a mis en avant "un nouveau projet réunissant le leader de l’événement et le leader des cercles" et la solidité de Profirst qui pèse 15 millions de chiffre d’affaires, un million de bénéfice et 4 millions de fonds propres. "Le Cercle de Lorraine ne fonctionne plus bien, les chiffres sont mauvais (des fonds propres négatifs et une perte de 7,2 millions en 2019, NDLR), il y a des cadavres dans les tiroirs, a quant à lui relevé Bruno Pani, le CEO de Profirst ; or l’hôtel de Mérode offre un gros potentiel pour peu qu’on revalorise ce bâtiment dans lequel nous prévoyons d’investir 125.000 euros."

"Un corporate club, c’est la garantie d’avoir de la trésorerie tout au long de l’année."
John-Alexander Bogaerts
Fondateur du Cerlce B19

John-Alexander Bogaerts veut, lui, y étendre son concept de corporate club qu’il exploite avec succès au B19 : soit 30 à 40 sociétés qui paient un fee annuel moyen de 9.000 euros pour utiliser les salles : "C’est la garantie d’avoir de la trésorerie tout au long de l’année, plaide-t-il ; côté club, nous organiserons les événements avec les orateurs les plus prestigieux à l’hôtel de Mérode." La marque Cercle de Lorraine disparaîtra donc, mais ses membres recevront un an de cotisation gratuite au B19.

Quant aux obligataires, à qui le Cercle doit encore plus de 5 millions d’euros, le duo Profirst-Bogaerts compte offrir le membership à vie au B19 à ceux qui n’ont pas encore été indemnisés.

La décision du tribunal est attendue au plus tard mercredi prochain.

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