Les emplois à temps plein ne connaissent pas la crise

La proportion de salariés travaillant à mi-temps, ou moins, a particulièrement chuté au cours des cinq dernières années, passant de 14,1 à 11,4%, selon le prestataire de service de ressources humaines Acerta. ©Photo News

En Belgique, le nombre de contrats à temps plein est à son plus haut niveau depuis quatre ans, affirme Acerta. Une hausse directement liée à la pénurie sur le marché du travail.

Les contrats de travail à temps plein ont le vent en poupe. Selon le prestataire de service de ressources humaines Acerta, pas moins de 63,7% des Belges actifs occupent un poste à temps plein, que ce soit dans le cadre d’une collaboration à durée déterminée ou indéterminée. Un record alors que ce taux se chiffrait à 63% en 2019 et à 61,4% il y a cinq ans.

"Tout indique que la tendance de la relance d’après-coronavirus sera d’augmenter ces occupations."
Olivier Marcq
Juriste chez Acerta

L’analyse, qui s’est appuyée sur une base de données de plus de 35.000 employeurs belges du secteur privé, révèle également que les entreprises pourraient encore employer 300.000 équivalents temps plein dans le futur.

Un paradoxe alors que la pandémie a freiné l'évolution de cette forme d’occupation professionnelle. "La crise du coronavirus a ralenti la croissance des temps plein, pourtant il n’y a jamais eu autant de travailleurs à temps plein qu’aujourd’hui. Tout indique aussi que la tendance de la relance d’après-coronavirus sera d’augmenter ces occupations", explique Olivier Marcq, juriste chez Acerta.

Recruter intra-muros

Selon Acerta, l'étroitesse du marché du travail explique un nombre important de transferts de contrats à temps partiel vers des contrats à temps plein.

En raison de la pénurie sur le marché du travail, les entreprises belges sont, en effet, de moins en moins en mesure de trouver les bons collaborateurs.

D'après le prestataire de services, dans les années à venir, les entreprises ne devraient d'ailleurs plus chercher de nouveaux collaborateurs sur le marché du travail, mais au sein de leur propre organisation.

11,4%
des travailleurs
La proportion de salariés travaillant à mi-temps, ou moins, a particulièrement chuté au cours des cinq dernières années, passant de 14,1% à 11,4%.

Moins de "petits emplois"

Selon Acerta, le nombre de salariés en 4/5 a également évolué ces dernières années. Près de 78% des employés travaillent quatre jours sur cinq. Une donnée qui fait état d’une augmentation d'environ 4%, en comparaison aux chiffres enregistrés il y a cinq ans.

La proportion de salariés travaillant à mi-temps, ou moins, quant à elle, a particulièrement chuté au cours des cinq dernières années, passant de 14,1 à 11,4%.

Ce phénomène s'est vu accentuer par l’épidémie. "Ces emplois constituent l’enveloppe flexible du marché du travail: en cas de crise, ils sont les premiers à disparaître; ils sont comme les canaris dans une mine de charbon. Si l’économie se redresse, c’est probablement le nombre des 'petits' emplois qui augmentera en premier", poursuit Olivier Marcq.

Toujours d'après les calculs d'Acerta, les organisations pourraient faire basculer 145.000 salariés qui travaillent moins de 80% du temps vers un contrat en 4/5.

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