Les Frère-Desmarais veulent grandir dans le non coté

©Dieter Telemans

GBL a de "très hautes ambitions" du côté des actifs alternatifs, a fait savoir le holding. Un nouveau CEO est nommé en ce sens à la tête de sa plateforme dédiée, Sienna Capital.

Sienna Capital se dote d'un nouveau capitaine. La plateforme d'investissements alternatifs de GBL vient en effet de recruter l'Espagnol Pedro-Antonio Arias en qualité de CEO, a officialisé ce mercredi le holding des familles Frère et Desmarais.

Jusqu'ici directeur du pôle actifs réels et alternatifs du français Amundi, cet ancien de Rothschild puis de Casino succède à l'Américain Colin Hall, à la barre pendant huit ans.

"On veut clairement grandir du côté de nos investissements alternatifs."
Xavier Likin
CFO de GBL

La stratégie du nouveau patron est en cours d'élaboration, nous dit-on. Mais l'objectif principal en est déjà clair, à savoir "clairement de grandir du côté de Sienna Capital. On a de très hautes ambitions", évoque Xavier Likin, CFO de GBL, même si aucun objectif chiffré ne filtre.

En témoignent la création au cours du deuxième trimestre du Sienna Capital Opportunity Fund – qui pourrait être ouvert aux investisseurs –, de même que la montée à bord en août dans le fonds C2 Capital, qui compte Alibaba pour investisseur de référence et vise les producteurs de biens de consommation à fort potentiel de demande en Chine. L'engagement pour GBL y est respectivement de 250 millions d'euros et de 110 millions de dollars.

11,7%
Sienna Capital pèse désormais 11,7% de l’actif net réévalué de GBL contre 9% encore à fin 2019.

Quid du coté?

Se pose dès lors une question: au vu de ces développements, couplés l'an dernier à un investissement dans la société privée française Webhelp et à un retrait de la Bourse de l'espagnol Parques Reunidos, la volonté est-elle aujourd'hui de réduire le poids en portefeuille des actifs cotés pour GBL?

"C'est souvent une question d'opportunités", rétorque le directeur financier. On ne se fixe pas d'objectif sur la part du coté et du non coté pour autant. S'il y a des investissements intéressants dans des sociétés cotées, on les fera."

"S'il y a des investissements intéressants dans des sociétés cotées, on les fera."
Xavier Likin

GBL dispose en ce sens de 2,5 milliards d'euros de liquidités. Une situation qui se verra renforcée par la révision de la politique dividendaire, actée en juillet, qui offrira au holding une flexibilité financière bienvenue, en ce compris pour venir en soutien des sociétés en portefeuille.

Du reste, la situation financière au troisième trimestre est en ligne avec celle déjà rencontrée lors précédents exercices. Le résultat net consolidé et les cash earnings sont en baisse par rapport à la même période de l'an dernier. Tout comme l'actif net réévalué, qui passe de 20,3 milliards à fin 2019 à 18 milliards.

Il est toutefois à noter qu'une enveloppe de 250 millions d'euros allouée à des rachats d'actions propres, valable jusqu’en avril 2025, a été avalisée mi-septembre par le CA. Celle-ci vient s'ajouter à une deuxième enveloppe d'un même montant, réalisée déjà à hauteur de 88%.

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