Les funérailles ont leurs tendances que les croque-morts doivent suivre

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Le métier de croque-mort a changé. Il faut satisfaire les envies écologiques des Belges et suivre les nouvelles tendances, quand elles sont déjà permises…

Il y a quelque 860 entreprises de pompes funèbres en Belgique. Le SNI, syndicat neutre pour indépendants, s’est penché sur ce secteur (c’est de circonstance…). Il a constaté qu’il est en pleine croissance. Le nombre d’établissements a augmenté de 8% en cinq ans. L’évolution se marque surtout en Flandre, où l’accès à la profession n’existe plus.

Les petites entreprises familiales (moins de 10 personnes) sont les plus nombreuses. Néanmoins, deux phénomènes touchent le secteur: la taille des entreprises augmente et il y a une tendance à la concentration. "De grands acteurs, liés notamment à des groupes d’assurances, s’installent sur le marché belge et rachètent ceux qui par exemple ne trouvent pas de repreneurs. C’est un phénomène qui n’est pas propre à la Belgique. Une évolution comparable a lieu dans d’autres pays", explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

Boîte en carton

Mais le cœur du métier est aussi en mutation. Les habitudes évoluent. Notamment avec la crémation, qui est de plus en plus choisie par les Belges. Le SNI présente les chiffres de l’incinération: alors qu’en 2007, environ 45.000 personnes se faisaient incinérer par an, elles sont plus de 66.000 à faire ce choix aujourd’hui. Christine Mattheeuws précise: "plus de 70% des Flamands se font incinérer contre seulement un peu plus de 40% des Wallons."

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Il y a quelque 860 entreprises de pompes funèbres en Belgique.

Et puis, il y a aussi la mode des cercueils faits en d’autres matières que le bois habituel, qui est souvent de l’aggloméré fait de déchets collés avec des solvants. Par souci écologique, le Belge préfère de plus en plus souvent le carton ou l’osier.

À noter que chez nous, l’humusation des corps n’est pas encore permise (mais devrait bientôt l’être à Bruxelles) et il n’y a pas encore de cimetière naturel permettant d’enterrer le défunt dans un simple linceul biodégradable. En Flandre, quelques lieux permettent d’enfouir des urnes biodégradables.

Notons aussi que les funérailles à l’église sont moins fréquentes qu’avant. Bref, le métier a changé et la mutation continue…

"Un entrepreneur de pompes funèbres est devenu un véritable prestataire de services nombreux et variés, note la présidente du SNI. Celui qu’on appelait un peu péjorativement un ‘croque-mort’est aujourd’hui bien plus qu’un vendeur de cercueils."


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