analyse

Les grandes entreprises prêtes pour la deuxième vague

La SNCB a décidé d'adapter son offre de trains. ©BELGA

Les grandes entreprises ont retenu la leçon de la première vague de coronavirus qui a frappé la Belgique dès le mois de mars. Elles se préparent pour la suite.

Devançant les mesures plus strictes annoncées ce vendredi soir par les autorités confrontées à une deuxième vague du coronavirus, les grandes entreprises, qui ont dû revoir leur mode de fonctionnement dès le mois de mars, ont eu le temps de se préparer. La plupart d'entre elles continuent à appliquer des mesures sanitaires strictes et ont instauré le télétravail comme la norme à suivre, suivant en cela les dernières recommandations du comité de concertation. D'autres ont décidé d'appliquer de nouvelles mesures plus strictes.

C'est le cas de Proximus, par exemple, qui, lors de visites d'opérateurs à domicile pour des réparations ou des installations, demanderont aux clients chez qui ils se rendent de porter un masque, nous a expliqué Haroun Fenaux, le porte-parole de Proximus. Poussant les mesures sanitaires plus loin, Proximus demande également qu'une seule personne soit présente dans la pièce où se trouvera le technicien venu faire son intervention. "Si l'opérateur ne se sent pas à l'aise parce que les mesures sanitaires ne sont pas respectées, il peut interrompre sa visite et la reporter", prévient le porte-parole.

Pas de public à la RTBF

Du côté de la RTBF, on avoue avoir beaucoup appris de la première vague en matière d'organisation. Face à l'urgence de devoir vider les locaux au début du mois de mars, la RTBF avait dû aménager ses programmes et, notamment, regrouper des matinales. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci, car les locaux ont été aménagés et toutes les mesures décidées restent d'application. "Il n'y a pas de décision de modifier nos antennes, l'information et le divertissement sont plus que jamais nécessaires", nous a expliqué Axelle Pollet, la porte-parole de la chaîne publique. Par contre, la RTBF a décidé de ne plus faire venir de public pour ses émissions. Enfin, du côté de Reyers, on se félicite d'avoir mis en place un système de tracing interne qui fonctionne grâce au service interne de sécurité et de prévention.

"Il n'y a pas de décision de modifier nos antennes, l'information et le divertissement sont plus que jamais nécessaires."
Axelle Pollet
Porte-parole de la RTBF

Concernant les déplacements, la RTBF avait déjà fourni des attestations à son personnel obligé de travailler au-delà des heures du couvre-feu. Et ce sera également le cas dans les jours à venir, si la situation l'impose.

Offre revue à la baisse à la SNCB

Du côté de la SNCB, où l'on précise que les trains n'ont jamais cessé de rouler, on assure que tout sera mis en oeuvre pour que cela continue dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. Pour les collaborateurs administratifs, le télétravail reste la règle, nous a précisé Vincent Bayer, porte-parole de la SNCB. Concernant les conducteurs et les accompagnateurs de trains, le taux d'absentéisme pour maladie ou à cause des mises en quarantaine augmente, mais vu les congés scolaires qui s'annoncent, l'offre a été revue à la baisse et représente 92% de la situation actuelle. Cette adaptation vaut, à ce stade, pour une période comprise entre le 2 et le 11 novembre.

Pas d'adaptation de l'offre pour la Stib. Les transports en commun bruxellois continuent à tourner à plein régime. "Plus il y a de véhicules, mieux les gens se portent", nous a confié Françoise Ledune, porte-parole de la Stib. Cette offre maximale sur le réseau sera mise en place tant que les autorités le demandent et tant que c'est possible, a précisé la porte-parole, ajoutant que la taux d'absentéisme, à ce stade, est d'environ 13,5%.

"C'est un confinement qui permet aux entreprises de continuer à tourner."
Frank Vandenbroucke
Ministre de la Santé (sp.a)

"Le télétravail devient obligatoire", a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) vendredi soir, ajoutant que si cela n'était pas possible, le port du masque et la ventilation dans les espaces de bureaux seraient obligatoires. "C'est un confinement qui permet aux entreprises de continuer à tourner", a pour sa part ajouté le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke.

Télétravail chaque fois que c'est possible aussi chez Engie, nous a confirmé Anne-Sophie Hugé, la porte-parole du groupe. Mais certains travailleurs sont obligés de se rendre dans les bâtiments pour assurer des fonctions essentielles. C'est notamment le cas des travailleurs en charge de l'équilibre du portefeuille des clients d'Engie. L'équipe qui gère habituellement cette fonction a été séparée en deux: l'une travaille à Bruxelles, l'autre à Linkebeek. L'idée est que le service soit assuré en continu.

Que ce soit chez bpost, Solvay ou Belfius, les règles instaurées lors du premier lockdown sont les mêmes aujourd'hui. Chez Belfius, on a observé une chute de 50% d'entretiens en face à face dans les agences bancaires. Dans le même temps, on notait une hausse de 80% des coups de téléphone dans ces mêmes agences, a expliqué Ulrike Pommée, la porte-parole de Belfius.

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