Les licenciements collectifs explosent en juin

FNG, maison mère de Brantano, a dû recourir à une procédure de réorganisation judiciaire en juin. ©katrijn van giel

Selon le SPF Emploi, 18 entreprises ont annoncé leur intention de procéder à des licenciements collectifs en juin. Cela concerne plus de 2.000 travailleurs.

C'est officiel, les licenciements collectifs sont déconfinés. Au cours du premier semestre 2020, 36 entreprises ont annoncé leur intention de procéder à des licenciements collectifs. Ces annonces concernent 4.483 travailleurs, apprend-on à la lecture des dernières statistiques publiées par le SPF Emploi.

À la même période en 2019, ce sont 57 entreprises qui avaient fait part d'une telle intention, mais cela ne concernait "que" 2.681 travailleurs. On le voit, la tendance entre le premier semestre 2019 et la même période en 2020 est complètement à la hausse.

Sur les 4.493 personnes concernées par les annonces faites au cours des six premiers mois de l'année, 997 se trouvent à Bruxelles (22,24%), 2.559 en Flandre (57,08%) et 927 en Wallonie (20,68%).

Si l'on s'intéresse à la répartition des annonces de licenciements collectifs secteur par secteur, c'est celui du transport qui arrive en tête avec 1.030 emplois menacés, suivi de la pétrochimie (950 emplois), de l'horeca (741 emplois), de la transformation du métal (514 emplois) et de la distribution (445 emplois).

Rien en mars

Sans grande surprise, le coronavirus aura eu raison des intentions de procéder à des licenciements collectifs. Au cours du mois de mars 2020, aucune société n'a annoncé son intention de lancer la procédure dite de loi Renault. Un an auparavant, 12 entreprises étaient sorties du bois, mettant en péril l'emploi de 782 travailleurs.

4.483
travailleurs
Près de 4.500 travailleurs sont concernés par l'annonce d'un licenciement collectif au premier semestre.

Mais sept procédures de licenciements collectifs ont été annoncées si l'on prend en compte l'ensemble du premier trimestre 2020. Comme le souligne le SPF Emploi, au cours de cette période, un dossier est sorti du lot. Il s'agit de l'annonce faite par le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK), basé à Rixensart, de se séparer de 720 travailleurs. Avec 9.000 employés, GSK est le plus grand employeur privé de Wallonie.

Envol au deuxième trimestre...

Au cours du deuxième trimestre de l'année, dans la foulée du confinement, le pays a connu quatre fois plus de pertes d'emplois qu'au premier trimestre, souligne encore le SPF Emploi.

La cas de l'hôtel Métropole figure parmi ceux épinglés par le SPF Emploi. En annonçant la fermeture de ses portes, l'hôtel situé sur la place De Brouckère a mis 129 personne au chômage. Un mois plus tard, en mai, c'est Brussels Airlines qui a annoncé son intention de laisser 950 personnes sur le tarmac.

... et surtout en juin

En juin, les chiffres s'envolent, le mois comptabilisant, à lui seul, la moitié des entreprises qui ont annoncé un licenciement collectif au cours du premier semestre. Pas moins de 18 entreprises ont annoncé alors leur intention de procéder à des licenciements collectifs; de telles annonces mettant en péril l'emploi de 2.099 travailleurs. En juin 2019, 4 entreprises avaient fait de telles annonces, impliquant, cette fois, 133 travailleurs.

C'est le distributeur automobile D'Ieteren qui a ouvert le bal avec l'annonce de la suppression de 211 emplois. Dans le secteur de l'horeca, la société de catering Compass Group a annoncé son intention de supprimer 550 emplois à Bruxelles. Le dossier FNG (maison mère de Brantano, CKS et ETAM) a également fait la une de l'actualité en devant recourir à la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) pour se mettre à l'abri de ses créanciers (287 emplois en jeu).

Enfin, si l'on s'intéresse à la répartition par genre, les annonces d'intentions de procéder à des licenciements collectifs ont touché 750 hommes et 362 femmes.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés