Les licenciements collectifs portés par l'horeca en 2020

Sodexo a annoncé 373 pertes d'emplois en Belgique en 2020. ©Sodexo

L'horeca a été le secteur ayant enregistré le plus de plans de licenciements collectifs l'an dernier. C'est le deuxième bilan "Renault" le plus lourd sur 5 ans.

L'année 2020 a vu quelque 103 entreprises se résoudre à procéder à des licenciements collectifs en passant par la procédure Renault. Elles ont annoncé leur intention de supprimer au total 9.414 emplois, selon les statistiques publiées par le SPF Économie.

9.414
emplois
En 2020, les entreprises ont annoncé leur intention de supprimer collectivement 9.414 emplois.

Cela en fait le deuxième "score" le plus indigeste des cinq dernières années; en 2016 les restructurations avaient globalement pesé plus lourd avec 12.042 licenciements annoncés. Mais les effets de la crise pandémique ont été atténués en grande partie par les différentes mesures d'aides publiques et l'élargissement du chômage temporaire.

L'impact de la crise se reflète toutefois clairement dans le classement des secteurs les plus touchés l'an dernier par les procédures Renault. L'horeca (hôtels, restaurants et cafés) au sens large, c'est-à-dire en incluant les activités de loisirs, y a versé la plus grosse contribution avec 1.774 emplois. Suivent la transformation de métal (1.491 emplois), la pétrochimie (1.427), le transport (1.335) et la distribution (988).

Déjà avant la crise

Un des plans les plus lourds avait été dévoilé avant la crise: le groupe pharma GSK avait dit son souhait de supprimer 720 emplois (sur 9.000) au début de février. Une fois la crise enclenchée, en mars, la compagnie aérienne Brussels Airlines a prévu 950 licenciements. Le secteur automobile a également été fort touché: D'Ieteren a annoncé 211 suppressions d'emplois, le fabricant de pièces détachées VCST, 171, le distributeur de pièces détachées LKO, 108...

Le secteur de la restauration collective n'a pas échappé au marasme. Tour à tour Compass (550 emplois), Railrest (158 emplois), Sodexo (373 emplois) et Aramark (134 emplois) ont payé leur tribut à la crise.

Accélération en fin d'année

Au dernier trimestre, le SPF Emploi a observé une intensification du rythme des licenciements dans la métallurgie, la pétrochimie, la distribution et l'horeca. Citons entre autres les 211 emplois mis sur la sellette par Exxonmobil à Machelen et les 206 postes menacés chez IBM à Bruxelles.

Tour à tour Compass (550 emplois), Railrest (158 emplois), Sodexo (373 emplois) et Aramark (134 emplois) ont payé leur tribut à la crise.

Du côté des procédures Renault notifiées et clôturées, l'année 2020 a vu 75 entreprises procéder à 6.210 licenciements effectifs. C'était 760 de moins que ce qu'elles avaient annoncé initialement (6.966); la procédure de consultation et négociation a donc porté ses fruits dans une certaine mesure.

Reste qu'avec 9.414 annonces de licenciements, l'année 2020 présente un bilan nettement plus sombre que les trois années précédentes: les chiffres équivalents étaient de 5.087 en 2019, 6.027 en 2018 et 3.829 en 2017.

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