Les nominés à l'Entreprise de l'année sont...

Qui succédera à Easi pour la 25e édition de l'Entreprise de l'Année ©BELGA

Pour sa 25e édition, l'Entreprise de l'année sera choisie parmi des sociétés familiales riches de plusieurs générations et des jeunes pousses de moins de 20 ans.

La 25e édition de L’Entreprise de l’année sera certainement à marquer d’une pierre blanche. Ne fût-ce que parce qu'au terme de cette année 2020 particulièrement chahutée, célébrer le succès et la qualité de l’entrepreneuriat relève un peu de la gageure. On soulignera aussi la longévité de ce prix qui récompense d’année en année une entreprise qui se distingue par son dynamisme, sa croissance, mais aussi et surtout sa constance sur le long terme.

Et pour cette 25e édition du prix de L’Entreprise de l’année, organisée par EY, L’Echo et BNP Paribas Fortis, les entreprises nominées sont : Dubuisson (Pipaix), Efficy (Bruxelles), I-care (Mons), Technord (Tournai) et TRBA (Péruwelz). La remise du trophée aura lieu le lundi 7 décembre 2020. Ce jour-là, la Scale-up de l’année sera également récompensée. Les nominés pour ce prix seront annoncés ce mardi 15 septembre.

Les finalistes nominés ont été sélectionnés par EY sur base de critères de sélection précis, tels que la croissance et les résultats financiers de la société, la volonté d’entreprendre, l’innovation, l’internationalisation, et une gestion exemplaire de l’entreprise. La taille et le chiffre d’affaires jouent aussi, dans une moindre mesure, un rôle dans la sélection. La sélection 2020 fait un mix entre des entreprises familiales de troisième génération au moins et de jeunes entreprises qui n’était pas encore nées lors de la première édition du prix.

EY a organisé la première édition de l’Entreprise de l’année en 1996, avec pour ambition de mettre en avant les belles performances des sociétés belges francophones.

24 Entreprises de l'année

EASI (2019) – Easyfairs (2018) – Spadel (2017) – Daoust (2016) – Pairi Daiza (2015) – Belourthe (2014) – Tilman (2013) – TPF (2012) – Groupe Hamon (2011) – Exki (2010) – Proximedia (2009) – FIB Belgium (2008) – Noukie’s (2007) – Stûv (2006) – Callataÿ et Wouters (2005) – Pharmadeal (2004) – Euroscreen (2003) – I.R.I.S. Group (2002) – Eurogentec (2001) – EVS Broadcast Equipment (2000) – IBA (1999) – Ariane II (1998) – Moorkens Projects (1997) – DB Associates (1996).

"L’esprit d’entreprise belge mérite notre soutien, surtout cette année. La crise du coronavirus a mis toutes les entreprises sous pression et leur a posé de nombreux défis. C'est précisément pour cette raison que nous pensons qu'il est important que le prix puisse mettre en valeur l’entrepreneuriat belge – et nos cinq finalistes en particulier", précise Marie-Laure Moreau, associée chez EY et responsable pour le marché francophone.

Le jury de professionnels de cette édition anniversaire, constitué de représentants du monde entrepreneurial et académique belge, sera présidé par Laurent Levaux. Charge à eux d'élire le successeur d’EASI (lauréat de l'’Entreprise de l’année 2019), le lundi 7 décembre 2020.

Dubuisson

250 ans et huit générations

Forte de 250 ans d’existence, la brasserie Dubuisson est la plus ancienne de Wallonie et l’une des plus anciennes de Belgique. Et qui plus est dans les mains de la même famille, dont Hugues Dubuisson incarne la huitième génération.

La brasserie Dubuisson, qui ne brasse que ses propres marques (la Bush, ses déclinaisons et la Cuvée des Trolls), consacre près de 30% de son chiffre d’affaires chaque année à sa modernisation depuis 5 ans. L’entreprise a porté sa capacité de brassage à 90.000 hl et s’est dotée d’un nouveau laboratoire destiné au contrôle de qualité des produits maison.

Le groupe Dubuisson emploie près de 120 personnes dans la brasserie, les différents établissements horeca et le musée inauguré en 2019, pour un chiffre d’affaires global de l’ordre de 53 millions, horeca compris. La brasserie exporte près de 60% de sa production dans 40 pays. C’est la France voisine qui absorbe la plus grande part des ventes, suivie de la Suisse, l’Italie, les Pays-Bas, les Etats-Unis et de plus en plus la Russie, la Chine et l’Asie. Le chiffre d’affaires réalisé dans l’horeca, via cinq établissements du groupe Dubuisson, représente 30% de son chiffre d’affaires total.

Efficy

La croissance par acquisition

Spécialisée dans la gestion des relations clients (CRM), Efficy a basé sa croissance sur des acquisitions en Europe. Première expérience réussie en 2018 avec l’achat de son concurrent français E-Deal pour une quinzaine de millions d’euros.

La croissance naturelle et organique tourne généralement autour des 20%. Mais cela n’empêche pas l’entreprise de rester à l’affût de nouvelles acquisitions. Ce fut le cas très récemment encore en France avec le rachat de Ines CRM.

D’ici 2024, Efficy vise un  chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, soit 5 fois plus qu’actuellement. Cette taille lui permettrait de prétendre à 5% du marché européen du CRM, encore très morcelé.

Efficy, qui emploie près de 200 personnes aujourd'hui, vise une à trois acquisitions par an sur une liste d’une quinzaine de cibles potentielles dont la taille s’étend de 500.000 à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. Avec un intérêt particulier pour l’Allemagne ou l’Espagne.

Pour assurer cette croissance externe, Efficy dispose depuis fin 2019 du soutien du fonds d’investissement belge Fortino.

I-Care

La performance dans la diversification

Depuis sa création, il y a un peu plus de 15 ans, I-Care avait plutôt misé sur la croissance organique. Avec une belle réussite : 25% d’augmentation de chiffre d’affaires par an. Mais depuis peu, le spécialiste de la maintenance prédictive se porte acquéreur de compétences qui viennent renforcer son offre. C’est le cas récemment avec Mecotec.

La société montoise compte aujourd’hui quelque 450 employés pour près de 40 millions de chiffre d’affaires à travers trois créneaux: les énergéticiens, le manufacturing (acier, auto…) et les fabricants de machines.

Avec le soutien de la SRIW et de l’IMBC, I-Care avait déjà racheté son concurrent flamand ARG Europe (125 personnes). Pour conforter cette stratégie, une seconde levée de fonds est d’ailleurs prévue "pour la fin d’année".

Objectif? Accélérer la marche sur des marchés matures mais porteurs comme les Etats-Unis, où l’entreprise a décroché il y a peu un contrat de 4 millions de dollars pour un énergéticien national, mais aussi la Corée, le Japon et l’Australie.

Technord

Au service de l’industrie 4.0

Fondé en 1945, Technord est d'abord actif dans l’installation électrique industrielle et l’électromécanique. La société a trouvé sa forme actuelle dans les années 80 après son rachat par celui qui la dirigeait alors, Michel Foucart. Son fils Philippe a repris la main depuis une dizaine d’années. Technord a depuis suivi une évolution constante vers des métiers de plus en plus technologiques et pointus. Elle est ainsi passée de l’installation électrique industrielle à l’automation, puis à l’informatisation des processus et maintenant à l’industrie 4.0 avec notamment la gestion des données.

Plus récemment, Technord a ajouté la couche de l’informatique en proposant des logiciels de gestion de la production (Manufacturing execution system, MES). Une branche qui emploie 80 personnes aujourd’hui.

Le groupe Technord frôle les 100 millions de chiffre d'affaires grâce à 360 employés. Il compte quatre implantations en Wallonie: à Tournai, Louvain-la-Neuve, Charleroi et Liège. Mais il est également présent en France et en Suisse. Et il suit sa clientèle à 90% internationale partout où elle le souhaite.

TRBA

Acteur régional du génie civil

Michèle et Pierre Stadsbader, propriétaires du groupe TRBA, tiennent aux valeurs et aux racines familiales de l’entreprise de génie civil. Le groupe TRBA, qui occupe un peu plus de 450 personnes, a été fondé par leur grand-père, négociant en matériaux de construction. L'entreprise s’est progressivement orientée vers le génie civil et particulièrement la construction de routes. Elle réalise un chiffre d'affaires consolidé de l'ordre de 76 millions d'euros.

L’entreprise s’est fait une spécialité de la pose de béton armé en continu pour la construction de voirie. Une activité de niche qui lui permet de se positionner dans le top 3 en Belgique.

Depuis quelques années, TRBA s’est également diversifié dans la préfabrication et la pose d’éléments de voirie plus complexes comme des glissières, des pertuis ou encore des caniveaux.

Au départ des chantiers routiers, TRBA a développé en interne toute une série d'activités connexes: fabrication de béton et d'asphalte, plateformes de recyclage des déchets, pose de collecteurs et d'égouttage, terrassement, génie civil pour des ponts ou autres ouvrages de même que le transport.

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