Les sociétés belges de Bernard Tapie sont en liquidation

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La cour d’appel de Liège vient de confirmer un jugement du tribunal de l’entreprise de Liège qui avait prononcé la liquidation judiciaire des sociétés belges de Bernard Tapie.

La cour d’appel de Liège vient de confirmer le jugement du tribunal de l’entreprise de Liège qui avait prononcé la liquidation judiciaire des sociétés belges de l’homme d’affaires français Bernard Tapie. Ce dernier avait sollicité la liquidation volontaire des deux sociétés, mais il n’avait pas été suivi dans sa demande. Ce dernier souhaitait ne pas confirmer la liquidation judiciaire car il souhaitait fusionner ses sociétés belges et certaines sociétés françaises en vue d’opérer un regroupement sur la base de la liquidation volontaire.

La demande de Bernard Tapie de fusionner ses sociétés a été refusée.

"Bernard Tapie s’était installé en Belgique à l’époque de la création de ces sociétés et il s’y était domicilié. Mais son projet n’avait pas fonctionné et il avait repris le chemin de la France", avait plaidé son avocate en plaidoiries. À ce moment, un liquidateur avait été nommé à Liège. Le Consortium de Réalisation (CDR), l’organe chargé de réaliser le passif du Crédit Lyonnais, était le principal créancier de Bernard Tapie et réclamait la dissolution des deux sociétés qui n’avaient plus d’actifs nets en gestion.

D’après le CDR, ces sociétés servaient à masquer le flux de capitaux et échapper au remboursement de la dette de l’homme d’affaires née de son litige avec le Crédit Lyonnais. En première instance, le tribunal de l’entreprise avait prononcé la liquidation judiciaire des sociétés GBT Holding et Aircraft Management Services (AMS). Pour les deux sociétés, l’administrateur judiciaire Roman Aydogdu avait été nommé liquidateur.

En avril, Bernard Tapie avait été dessaisi de la gestion de ces deux sociétés. Rappelons que ce conflit judiciaire date de l’année 2015, époque à laquelle la justice française avait accordé plus de 400 millions d’euros à Bernard Tapie en réparation du préjudice qu’il estimait avoir subi lors de la revente d’Adidas dans les années 90. Après l’annulation de l’arbitrage, certains actifs de Bernard Tapie avaient été transférés en Belgique.

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