Mauvais bulletin "climat" pour CFE, Colruyt et GBL

©colruyt

707 grands industriels, dont les belges CFE, Colruyt ou GBL, sont pointés du doigt. On leur reproche de ne pas donner assez d'informations sur leurs efforts face au changement climatique, au traitement des eaux usées et à la déforestation.

Le rapport de l'ONG CDP est sans appel. Cette ONG, qui prône la transparence des entreprises envers une plus grande empreinte écologique dans leurs investissements, a mesuré, quatre années durant, la manière dont les entreprises font face aux grands risques écologiques actuels: changement climatique, traitement des eaux, déforestation... C'est la première fois qu'une ONG publie un tel rapport.

Pas moins de 88 groupes mondiaux d'investissements ont pris part à cette étude. Ils représentent 10.000 milliards de dollars d'actifs et 707 entreprises.

Il ressort du rapport que 546 entreprises reçoivent une mention "insuffisant" pour leur communication face au changement climatique. Cent soixante-six sont interpellées sur la gestion des eaux usées et 115 sur la déforestation.

Trois Belges épinglés

Les Belges ne sont pas que de bons élèves. Trois sociétés sont listées.

• Le groupe de construction et de dragage CFE : On lui reproche son manque de transparence dans son approche face au changement climatique.
• Même verdict pour le holding de la famille Frère, GBL .
• L'acteur de la grande distribution, Colruyt , voit son nom apparaître dans les trois segments.

L'impact "climat" chiffré à 1.000 milliards de dollars

Plus de 200 des plus grandes entreprises cotées du monde prévoient que le changement climatique pourrait leur coûter près de 1.000 milliards de dollars (888 milliards d'euros) au total, en grande partie dans les cinq prochaines années, selon un rapport de l'organisation CDP.

Cette facture, ils l'attribuent notamment à des facteurs tels que l'élévation des températures, les intempéries soudaines et violentes ou encore la tarification des émissions de gaz à effet de serre. Environ la moitié de ces coûts ont été perçus comme "probables ou quasi certains."

Parmi les autres entreprises incriminées, on retrouve des noms comme ExxonMobil, BP, Amazon, Alibaba, RTL Groupe, Ryanair, etc. 

A contrario, Apple reçoit de bons résultats pour le climat, mais un insuffisant pour la déforestation. Il en va de même pour la chaîne française de distribution, Carrefour. Pour l'Allemand BASF, c'est le traitement des eaux qui pose problème.

Offrir une bonne information et plus accessible 

"Nous savons que le changement climatique, la disponibilité de l'eau ou la déforestation représentent un risque matériel pour les investissements", explique Emily Kreps de CDP. "Nous ne pouvons toutefois pas gérer ces risques sans une information claire."  Elle ajoute que certaines de ces entreprises publient leur propre rapport annuel "durable". Mais c'est insuffisant. "Les investisseurs et le marché ont besoin de données relevantes et consistantes qui sont par ailleurs facilement accessibles et comparables."

Sophia Cheng, en charge du département investissements de Cathay Financial Holdings, reconnaît que "le changement climatique, la déforestation et l'eau sont des défis importants qui exigent des actions immédiates." Cette campagne vise donc à conscientiser les entreprises sur le besoin de transparence qui doit permettre aux investisseurs de gérer les risques environnements. 

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