Moins d'un Belge sur deux est encore en télétravail

Les Belges quittent progressivement leur domicile pour recommencer à travailler chez leur employeur. ©Hans Lucas via AFP

De près de 70% au début du "lockdown", la proportion Belges en télétravail est retombée à 43% de la population active fin juin, selon une enquête universitaire.

Selon une enquête de plusieurs universités sur le coronavirus, la part des Belges en télétravail a baissé pour revenir de 69%, en première semaine de confinement, à 43% pour la dernière semaine de juin. Trois participants sur quatre disent pouvoir respecter les distances de sécurité sur le lieu de travail, et se lavent ou se désinfectent les mains.

43%
des travailleurs
Les Belges en télétravail ne représentent plus que 43% de la population active, contre 69% au début du confinement.

L'enquête de l'Université d'Anvers, réalisée en collaboration avec l'Université de Hasselt, la KULeuven et l'Université libre de Bruxelles a été complétée, fin juin, par 27.000 participants. Elle est menée depuis mars, et montre donc que de plus en plus de personnes retournent sur leur lieu de travail physique.

Santé et transport les plus ouverts

"La part de télétravail est graduellement descendue de 69%, en début de confinement, à 43% à la dernière semaine de juin", explique le chercheur Philippe Beutels. "Le degré varie selon les secteurs." La santé et le transport comptent la plus petite part de télétravailleurs, l'administration la plus grande.

"Il reste cependant des marges d'amélioration."
Philippe Beutels
chercheur

La "nouvelle normalité" semble s'être établie sur la plupart des lieux de travail. Plus de 75% des participants indiquent pouvoir garder les distances de sécurité la plupart du temps ou toujours, et se laver ou se désinfecter les mains. Une personne sur trois porte un masque au travail.

"Il reste cependant des marges d'amélioration", observe Beutels. "Il faut garder en tête qu'en automne et en hiver il pleut davantage, il faut déjà être pro-actif. Mieux vaut prévenir que guérir", poursuit le chercheur, en rappelant le possible caractère saisonnier du virus.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés