Noshaq rajoute deux piliers à ses bases

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L’ex-Meusinvest signe un exercice record en 2018-19. Et rajoute deux secteurs stratégiques à son plan de bataille, la culture et le développement durable.

Le fonds d’investissements liégeois Noshaq, ex-Meusinvest, tutoie des sommets, inspiré sans doute par son nouveau patronyme, celui d’un sommet afghan. Pour son dernier exercice 2018-19, la société d’investissements et ses 16 filiales sont intervenues à hauteur de 114,75 millions d’euros, dans plus de 170 dossiers. Un record après celui de l’an dernier qui avait vu l’ancienne invest publique mosane dépasser les 100 millions pour la première fois.

Le changement de nom, intervenu il y a près de deux mois, traduit la nouvelle identité du groupe, de moins en moins public mais de plus en plus orienté privé dans son organisation, dans son actionnariat et dans ses interventions, insistent conjointement Jean-Michel Javaux et Gaëtan Servais, président et CEO.

"Le pôle immobilier est aussi créateur indirect d’emplois par centaines."
Gaëtan Servais
Directeur général de Noshaq

Ainsi, par exemple, sur les 170 dossiers traités durant l’exercice, 67 l’ont été sous forme de participation en capital, pour une centaine en prêts. Et les participations en capital représentent plus de 50 millions d’investissements pour 63 millions sous forme de prêts de toutes sortes. Quelque 75 nouvelles sociétés sont venues renforcer le portefeuille de Noshaq lors de cet exercice pour 36 sorties, soit un renouvellement de 16%. Noshaq affiche un résultat courant consolidé positif de 1,3 million d’euros. La balance du résultat net, non encore finalisée, devrait aussi être dans le vert grâce aux plus-values réalisées (10 millions d’euros) pour 3,45 millions de sinistres.

Immobilier

Dans le cadre du plan stratégique 2016-2020, cinq axes stratégiques ont été déterminés pour y développer des écosystèmes structurant pour la région: l’agroalimentaire, les sciences de la vie, l’immobilier, le numérique et l’industrie 4.0. Parmi ces cinq piliers, c’est l’immobilier le plus gourmand en capital avec plus de 28 millions investis. "Dans des dossiers que le privé ne ferait pas mais que le public ne fait plus, assure Servais. Mais c’est un maillon indispensable pour faire venir les entreprises."

Le projet Grand Poste qui doit accueillir un écosystème numérique, sera ainsi le point de départ d’un district créatif dans le centre de Liège, comme le Bio park autour du CHC Montlégia permettra de mieux structurer les différents pôles biotech autour de Liège. "Le pôle immobilier est aussi créateur d’emplois. Quand nous aidons une biotech à construire une usine, ce sont des centaines d’emplois qui en découlent de façon pérenne", assure encore Servais.

"Le pôle immobilier est aussi créateur indirect d’emplois par centaines."
Gaëtan Servais
Directeur général de Noshaq

L’autre pôle majeur, c’est donc les biotechs. Un secteur dans lequel Meusinvest puis Noshaq investissent depuis près de 20 ans. "Et l’on constate que l’on attire aujourd’hui des investisseurs et des acteurs internationaux, qui viennent implanter de nouvelles structures à Liège, C’est un signe de maturité du secteur", se réjouit Javaux.

Culture et développement

Les cinq secteurs prioritaires ont monopolisé 75% des moyens disponibles en 2018-19. Deux nouveaux piliers viendront renforcer cette structure: l’industrie culturelle, et notamment l’organisation d’événements, et l’énergie et le développement durable. "La culture c’est le deuxième pourvoyeur d’emplois dans le bassin liégeois", fait remarquer Javaux. "Nous analyserons la portée de ces nouveaux axes d’abord par le nombre de dossiers que cela génère. À cinq ans, nous mesurerons la profitabilité des dossiers et à 10 ans la capacité d’attractivité des écosystèmes à l’international. Aujourd’hui, dans les biotechs, cela fonctionne, mais cela fait près de 20 ans qu’on y travaille", conclut Servais. Ces dernières années, Noshaq a investi dans 7 sociétés culturelles à hauteur de 4,18 millions et dans 24 dossiers en énergie et développement durable pour plus de 15 millions d’euros.

Mais outre ces axes majeurs d’investissements, Noshaq n’oublie pas son rôle de facilitateur du tissu économique au sens large. Sur les 114 millions investis, près d’un quart l’a été dans des PME en dehors de ces secteurs d’activités.

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