Outre-Manche, les entreprises vont devoir publier l'écart salarial homme-femme

©Patrick Post/Hollandse Hoogte

Dès 2018, les entreprises de plus de 250 salariés seront obligées d'inscrire noir sur blanc la différence salariale entre les hommes et les femmes qu'elles emploient. Au Royaume-Uni, cet écart est estimé à 19%, temps partiel et temps plein confondus.

Le gouvernement britannique a annoncé ce vendredi que les entreprises de plus de 250 salariés seront contraintes de publier les écarts de salaires entre les hommes et les femmes en leur sein.La mesure devrait être d'application à partir de 2018.

"Ces dernières années nous avons vu de bons employeurs faire des progrès pour réduire l'inégalité entre les sexes. (...) Mais la tâche ne sera pas finie tant que nous ne verrons pas les talents des femmes et des hommes reconnus également et équitablement dans chaque lieu de travail."
Nicky Morgan
Ministre des Femmes et des égalités

Cette mesure concerne 8.000 entreprises qui devront publier les différences moyennes de salaires et de primes versées aux hommes d'un côté et aux femmes de l'autre. Le premier classement de ce type sera publié en 2018 et permettra dès lors aux femmes de pouvoir comparer les pratiques entre les différentes entreprises et entre les secteurs d'activité.

Les syndicats applaudissent, les patrons se tâtent

La secrétaire générale du Trade Union Congress, la confédération des syndicats britanniques, Frances O'Grady, a salué "un pas dans la bonne direction", mais a regretté que les mesures n'aillent pas plus loin, par exemple en ne forçant pas les employeurs à expliquer "pourquoi de telles différences de salaire existent et quelles actions ils conduisent pour les réduire".

19%
Les hommes gagnent selon les syndicats en moyenne 19% de plus que les femmes, temps partiel et temps plein confondus, et 9,4% de plus pour les seuls temps plein.

La confédération syndicale a rappelé que les hommes gagnaient en moyenne 19% de plus que les femmes, temps partiel et temps plein confondus, et 9,4% de plus pour les seuls temps plein.

La directrice générale de la CBI, la principale organisation patronale du pays, Carolyn Fairbairn, a espéré que la publication des classements ne serait "pas utilisée pour nommer et humilier des entreprises", soulignant que les données publiées seraient "partielles, particulièrement compte tenu du mélange entre temps partiel et temps plein et des différences sectorielles".

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