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Panne de personnel chez Kone Belgique

©Photo News

Les ouvriers et les techniciens bruxellois de l'entreprise de construction et de réparation d'ascenseurs Kone Belgique se croisent les bras depuis ce mardi matin et pour une durée indéterminée. Ils manifestent leur mécontentement à la suite d'une nouvelle organisation du travail. Le dialogue social n'est toutefois pas rompu, selon la direction, mais le mouvement de grogne s'étend.

Depuis peu, un nouvel outil testé chez Kone Belgique utilise la géolocalisation des techniciens, selon les représentants du personnel. Celui-ci est au coeur de la réorganisation du travail voulue par la direction du spécialiste des ascenseurs. Seulement, "malgré de longues négociations, le projet de nouvelle convention collective de travail n'a pas pu aboutir et nous faisons face à un blocage, notamment sur la question de la redistribution des gains de productivité consécutifs à cette nouvelle organisation", indique Grégory Dascotte, permanent FGTB Metal.

A l'issue d'une assemblée générale du personnel, le personnel a décidé de ne pas reprendre le travail mardi. Et ce pour une durée indéterminée. Ce mercredi, le mouvement de grogne s'est étendu au sein de l'entreprise. "La réunion qui s'est tenue hier (mardi) pendant six heures avec la direction n'a pas permis d'obtenir d'avancées. Nous avons décidé d'interrompre les discussions à 20h30", indique le représentant du syndicat socialiste. Direction et syndicats ont convenu de se revoir mercredi à 16h00. 

Dans un premier temps, l'arrêt de travail ne concernait que les équipes bruxelloises de la société. Ce mercredi, d'autres divisions se sont jointes au mouvement. Les ouvriers et les techniciens de l'agence d'Herstal ont décidé à leur tour de se croiser les bras. Une vingtaine d'ouvriers de Gosselies suit également le mouvement. "Les ouvriers d'Herstal ont décidé de monter à Bruxelles. A Gosselies, où l'assemblée générale du personnel est prévue jeudi, une vingtaine de travailleurs rejoint également la capitale. Sur les sites flamands de Loppem, Kontich et Lummen, les ouvriers et techniciens ont décidé, à l'issue d'assemblées générales, d'attendre les résultats de la réunion de mercredi après-midi."

Au siège de Kone Belgique et Luxembourg à Woluwe-Saint-Lambert, les ouvriers et techniciens sont rassemblés dans le bâtiment en signe de protestation, mais aucun piquet de grève ne bloque l'entrée du bâtiment, a précisé le syndicaliste. Du côté de la direction, on assurait avant la réunion d'hier que "le dialogue social n'est pas rompu". Pascal Lekeu, directeur opérationnel de Kone Belgique et Luxembourg, a aussi défendu les nouvelles procédures organisationnelles. "Ce nouveau système gèrera la planification des interventions et optimisera l'organisation du travail", a-t-il estimé.

L'entreprise, dont le siège est situé à Woluwe-Saint-Lambert, emploie quelque 400 travailleurs en Belgique, principalement des ouvriers et des techniciens qui travaillent sur le terrain.  

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