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Pas de place pour deux vibromasseurs sur un marché trop étroit…

La société JEP s’est tournée vers le tribunal de l’entreprise pour faire interdire la commercialisation de son b-vibromasseur par la société Ladies Night.

Rififi dans l’univers du plaisir féminin. La société JEP, productrice et distributrice de produits érotiques, s’est tournée vers le tribunal de l’entreprise néerlandophone pour faire interdire la commercialisation par la société Ladies Night de son vibromasseur baptisé "Cloud 9".

Bon, on vous explique? D’un côté, on a JEP qui, depuis quelques années, commercialise son modèle de vibromasseur, baptisé "Fontaine de Jouvence 2" (ça ne s’invente pas!). Tout se passe bien pour ces dames jusqu’à ce que la société Ladies Night fasse une incursion sur le marché belge. Le concept de cette société néerlandaise? Organiser des sortes de soirées Tupperware au cours desquelles, vous l’aurez compris, les boîtes à tartines de nos enfants sont remplacées par des jouets érotiques, le tout étant encadré par deux sexologues qui livrent, en prime, un petit cours théorique sur le plaisir sous toutes ses coutures. On va s’arrêter là. Dans le lot des produits mis à l’encan par Ladies Night, on retrouve le vibromasseur "Cloud 9", qui, à en croire les photos glanées sur le net et dans le jugement, serait une copie conforme du "Fontaine de Jouvence 2".

Les vibromasseurs peuvent également être protégés par des droits de propriété intellectuelle.

A ce moment, JEP voit rouge (ne cherchez pas de jeu de mots, il n’y en a pas) et ordonne à ses avocats de mettre Ladies Night en demeure de cesser la vente de son Cloud 9. En réalité, les deux modèles de vibromasseur ont été fabriqués par le même producteur chinois qui a écoulé ses produits auprès des deux sociétés concernées par le conflit.

La partie qui suit est essentiellement juridique et porte sur les droits de propriété intellectuelle de JEP, notamment portés par un brevet. Ce sont ces droits qui ont permis à JEP d’emporter la conviction des juges et de déterminer que la commercialisation du Cloud 9"constituait une infraction aux pratiques honnêtes du marché. Il en sera de même pour la société Upper qui, de son côté, organise des soirées de ventes de jouets érotiques, événements qui lui permettaient d’écouler des vibromasseurs à tour de bras (pas de jeu de mots) à 99 euros l’unité. Cette société voyait également d’un mauvais œil l’arrivée du concurrent Cloud 9 sur le segment du marché visé. Soit. Ladies Night et deux sexologues recrutées pour "éduquer" les foules et écouler le "Cloud 9" sont condamnées à cesser la commercialisation du vibromasseur sous peine d’une astreinte de 500 euros par infraction constatée.

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