interview

Pieter Timmermans: "La crise des réfugiés ne menace pas notre système social"

©BELGA

Pieter Timmermans était l'invité ce jeudi de Martin Buxant (L'Echo) sur les ondes de Bel RTL. Le président de la FEB affirme que si l'arrivée de réfugiés aura certes un coût pour les CPAS, ce mouvement migratoire ne mettra pas à mal notre système social.

Les patrons belges n'entendent pas rester les bras croisés face à l'arrivée des réfugiés. Néanmoins, à la FEB, on entend répondre au problème sans tomber dans l'émotionnel.

"Nous devons faire quelque chose qui doit être légal, utile et surtout faisable. Créer des attentes, sans pouvoir y répondre provoquent de la frustration. Nous voulions donc mettre l'émotionnel de côté", explique son président Pieter Timmermans.

Interrogé sur les avantages d'un tel flux migratoire, il balaie d'un revers de la main les craintes énoncées.

Non! martèle-t-il. L'avenir de notre système social n'est pas en danger: "Oui, cela va coûter. Les CPAS et autres vont devoir libérer des budgets supplémentaires, mais cela ne va pas menacer notre système social".

Enfin, la situation n'est pas inédite. "C'est une situation pénible à laquelle il faut réagir. Il ne faut pas avoir de craintes face à ces réfugiés. Nous avions déjà connu la même chose début des années 2000 et nous avons réussi à les intégrer".

Pour lui,  ces personnes peuvent apporter un souffle à l'économie belge même s'il y a encore des questions à résoudre comme définir les secteurs qui connaissent un véritable besoin de main d'œuvre. Etudier l'équivalence des diplômes de ces réfugiés. Décider du statut de ces personnes.

Les patrons et le tax shift?

Les mesures du gouvernement ravissent les patrons belges. "Nous sommes contents de ce tax shift. C'est un bon signal pour l'économie. Il y aura une réduction de charges supplémentaires, ce qui est important pour créer 30.000 à 45.000 emplois

Certe,s il énonce un bémol pour les PME.  "Une enveloppe de 500 à 600 millions d'euros a été dégagée pour les PME. Mais maintenant, il y a une anomalie dans l'impôt sur les sociétés. Une PME paie 35% d'impôts lorsqu'elle a entre 90.000 et 300.000 euros de bénéfices là où une société n'en paie pas. Il faut corriger cela!"

 

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect