Pour les faillites, le pire reste à venir

Atradius prévoit que quelque 12.800 entreprises cesseront d'exister en Belgique en 2020. ©BELGAIMAGE

L'assureur-crédit Atradius emboîte le pas à d'autres organismes et prédit aussi une fin d'année 2020 et une année 2021 morose sur le plan des faillites d'entreprises.

Quelque 12.800 entreprises cesseront d'exister en Belgique en 2020, soit 20% de plus qu'en 2019. Telles sont les prévisions d'Atradius.

"Alors qu’Atradius prévoit une réduction du BIP de 4,5 % et une croissance des faillites de 26 % au niveau mondial, la Belgique connaîtra une augmentation des faillites de 20 % et un BIP en recul de 9 %. Notre pays sera donc assez gravement touché par la crise", explique Christophe Cherry, Managing Director.

L'assureur-crédit partage donc un pessimisme maintes fois évoqué. Pour expliquer le montant des provisions constituées pour faire face aux défauts de crédits de son groupe, le CEO affirmait que les premiers impacts de la crise liée à la pandémie vont seulement se faire sentir. "Mais c’est probablement au début de l’année prochaine que nous aurons une photographie complète de son impact."

Certes, le premier semestre s'est soldé par un recul du nombre de faillites (-30%). Les différentes mesures prises par les autorités ont joué leur rôle de paratonnerre.

"À moyen terme, l'assureur s'attend à ce que ce pic de faillites se prolonge en 2021, avec plus de 12.000 dépôts de bilan."
Atradius

"À moyen terme, l'assureur s'attend à ce que ce pic de faillites se prolonge en 2021, avec plus de 12.000 dépôts de bilan."
Le SNI avançait le mois dernier le chiffre de 16.600 faillites prononcées entre le troisième trimestre de cette année et celui de l'an prochain. L'autre assureur-crédit Euler Hermes tablait sur une hausse de 26% des faillites entre 2019 et 2021.

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"Le moratoire sur les crédits expirera à la fin de l'année et il sera alors temps de passer à la caisse pour nombre d'entreprises", explique Clarisse Ramakers, directrice du service d'études de l'UCM.

4,4
Milliards €
Le secteur du voyage devrait voir son chiffre d'affaires fondre de 4,4 milliards d'euros cette année, lit-on dans "Het Laatste Nieuws".

Les victimes

Sans surprise, les secteurs les plus vulnérables sont ceux qui ont été (ou sont) mis à l'arrêt en raison de cette pandémie: l'horeca et le secteur du voyage, l'art et la culture, le transport et les services aux entreprises.

Le retail est aussi particulièrement touché et les annonces de faillites se succèdent: FNG (dont Brantano partiellement repris), Camaïeu...

L'UCM évalue à 25% le nombre de faillites ou de cessations d’activités qui vont intervenir dans le secteur de l’horeca et à 20% pour le commerce indépendant. Les effets devraient eux se faire sentir pendant 2 à 3 ans.

Quant au secteur du voyage, il devrait voir son chiffre d'affaires fondre de 4,4 milliards d'euros cette année, lit-on dans "Het Laatste Nieuws".

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