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Quand l'inspection sociale fait de l'excès de zèle

©RV DOC

Faut-il parler d’un excès de zèle? La question mérite en tout cas d’être posée à propos de ces inspecteurs sociaux qui ont importuné un père dont le fils donnait un coup de main pour monter un stand à l’occasion de la "Journée italienne", une fête locale qui s’est tenue à Tongres dimanche dernier.

Les inspecteurs y ont vu du "travail d’enfant", ce qui est en principe interdit.

C’est la lettre et non l’esprit de la loi qui a été appliquée.

L’incident a fait la "une" des journaux en Flandre et suscité de multiples réactions. La présidente du Syndicat neutre des indépendants (SNI), Christine Mattheeuws, qualifie d’"absurde" l’intervention de l’inspection sociale. "J’ai donné un coup de main dans le commerce de mes parents pendant des années, et ce à partir de l’âge de six ans. (…) J’y ai acquis des compétences que j’applique encore à présent et qui sont très utiles dans une entreprise ou une organisation."

De son côté, le secrétaire d’Etat à la Lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer (Open Vld), n’a pas caché sa "colère", adressant un rappel à l’ordre aux inspecteurs. "Que des enfants donnent occasionnellement un coup de main à la maison ou au magasin de leurs parents lorsqu’il y a quelque chose de spécial à faire est tout à fait normal. Cela fait même partie de leur éducation."

Et il sait de quoi il parle. Pour preuve, son tweet:

 

Arbeidsinspectie controleert zoon die ouders helpt: ‘Kan niet’ https://t.co/HTO5RVYyX0 pic.twitter.com/vwGwhHjBnq— De Standaard (@destandaard) 9 mai 2017

 

De tels contrôles ne constituent nullement une priorité des services d’inspection sociale, selon Philippe De Backer. "La lutte contre le vrai travail des enfants, le dumping social et le travail au noir, voilà les vraies priorités", a-t-il précisé.

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