Quatre entreprises belges sur cinq ne sont pas prêtes pour le Brexit

Alexander De Croo ©Photo News

Sur les 25.000 entreprises belges qui entretiennent des relations commerciales avec le Royaume-Uni, seules 5.000 se disent prêtes pour le Brexit.

D’après les données collectées auprès des douanes belges et communiquées par le ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld), seule une entreprise sur cinq s’est préparée aux formalités douanières qui iront de pair avec le Brexit, soit à peine 5.000 des 25.000 entreprises belges qui entretiennent des relations commerciales avec le Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni est notre quatrième plus important partenaire commercial. Pour la première fois depuis 25 ans, les entreprises devront remplir des formalités douanières et payer des droits de douane. Sans déclaration, elles ne pourront charger ou décharger leurs marchandises.

Un numéro d’identification unique est indispensable si l’on veut importer du ou exporter vers le Royaume-Uni.

Seule une entreprise sur cinq a introduit une demande d’obtention d’un numéro d’identification unique (numéro Eori), indispensable si l’on veut importer du ou exporter vers le Royaume-Uni.

De Croo tire la sonnette d’alarme. "Le gouvernement doit faire ses devoirs et faire en sorte que la douane belge soit prête pour le Brexit. Mais il est tout aussi important que les entreprises s’y préparent également."

À la fin de cette semaine, 20.000 entreprises recevront un courrier avec un numéro Eori attribué par la douane. "La seule chose que les entreprises ont à faire, c’est de communiquer le nom de la personne responsable au sein de l’entreprise."

Dans une seconde phase, les autorités douanières prendront contact avec les 5.000 entreprises les plus actives en matière d’échanges commerciaux avec le Royaume-Uni, afin que les choses se passent de manière aussi fluide que possible.

Réunion de crise

Ce mercredi matin, De Croo se réunit avec l’ensemble des organisations patronales afin de s’assurer qu’un maximum d’entreprises soient bien préparées à toutes les situations envisageables.

Pour Hans Geeroms, qui suit le Brexit et ses conséquences au sein de la Banque nationale, les PME belges pourraient être les principales victimes du Brexit. "La plupart des PME n’entretiennent des relations commerciales qu’avec des pays de l’Union européenne. Elles n’ont jamais dû remplir la moindre formalité douanière. Elles ne connaissent rien aux procédures, aux réglementations et aux coûts que ces formalités impliquent." Geeroms s’attend également à ce que de nombreuses PME se résignent et laissent tomber le Royaume-Uni.

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