Qui sont les champions de la Bourse de Bruxelles?

©Photo News

Les entreprises belges cotées sont en super forme. L’an dernier, leur bénéfice net a plus que doublé. Les actionnaires en profitent grâce à de beaux dividendes. Zoom sur les champions de la Bourse de Bruxelles.

♦ Le poids lourd AB InBev

AB InBev affiche une bonne longueur d’avance sur les autres sociétés. Avec plus de 7 milliards d’euros de bénéfice net et 7 milliards d’euros de dividendes distribués, le géant brassicole représente environ 40% du bénéfice net total des entreprises cotées à Bruxelles, et près de 60% de l’ensemble des dividendes. KBC suit à une distance respectable. …

... y compris au niveau de son endettement

Les sociétés biotech belges, Galapagos en tête, engrangent des montagnes de cash.
.

AB InBev prend également à son compte la majeure partie – soit plus de 75% – de l’endettement global des entreprises cotées. En termes relatifs, c’est D’Ieteren qui affiche la plus forte hausse de son endettement. Pour être en mesure d’augmenter la rétribution de ses actionnaires, le holding a chargé le bilan de sa filiale Belron, ce qui augmente sa dette globale de 60%, à 1,27 milliard d’euros.

À l’autre extrême, les sociétés biotech belges, Galapagos en tête, engrangent des montagnes de cash. Ces rentrées sont plus que suffisantes pour financer des années de recherche ou remplir le pipeline grâce à des acquisitions. Dans le secteur industriel, il faut souligner le solide bilan de Barco.

©Mediafin


♦ La marge d’Elia

EVS a été pendant des années le champion des marges bénéficiaires, mais le spécialiste liégeois en technologie de l’image se retrouve cette année en quatrième position, malgré un bénéfice d’exploitation très respectable de 30 euros par tranche de 100 euros de chiffre d’affaires. Pour la deuxième année consécutive, c’est Elia qui signe la plus belle marge, en particulier grâce à sa très rentable filiale allemande 50Hertz.

♦ L’exception BNB

La plus ancienne société cotée sur Euronext Bruxelles est aussi la plus remarquable: la Banque nationale de Belgique négocie à deux fois ses bénéfices.
.

La plus ancienne société cotée sur Euronext Bruxelles est aussi la plus remarquable: la Banque nationale de Belgique négocie à deux fois ses bénéfices, car seule une petite partie de ses bénéfices – réalisés sur un portefeuille d’investissement de 6 milliards d’euros – est redistribuée à ses actionnaires privés. Grâce aux prix élevés du plomb, Campine affiche une année exceptionnelle, tandis que Balta clôture cette première année en tant que société cotée sur une note décevante, avec un résultat à l’avenant.

→ Lire notre dossier complet 12,5 milliards de dividendes pour 2017

♦ Le Grand Canyon de Tessenderlo

Aucun indicateur ne donne une image complète de la réalité. Après une baisse de 75% de son bénéfice, Tessenderlo se négocie à 56 fois son bénéfice net. Mais le cash flow opérationnel a augmenté de deux tiers au cours de l’exercice 2017, ce qui donne un ratio cours/cash flow de 8. La réalité se situe sans doute à mi-chemin entre les rives de ce Grand Canyon.

♦ Les moutons noirs de la Bourse

Après des années de hausse, peu d’entreprises se négocient en dessous de leur valeur comptable.
.

Après des années de hausse, peu d’entreprises se négocient en dessous de leur valeur comptable, à l’exception de quelques moutons noirs. Suite à son historique de pertes au cours de 14 des 21 exercices comme société cotée, E&Z Bebig se négocie clairement en dessous de sa valeur comptable. 2017 représente une deuxième année consécutive dans le vert, mais il faut savoir qu’une partie du bénéfice est d’ordre comptable.

E&Z a revalorisé sa participation russe NBt (réduite à zéro dans ses livres) après une transaction avec une autre entreprise russe. Le groupe reconnaît lui-même dans son rapport annuel "ne pas comprendre entièrement" cette transaction. Avec de telles affirmations, la décote n’est pas près de disparaître.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés