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Recovr veut aller à la chasse aux factures impayées pour vous

©recovr

La fintech va lèver 300.000 euros auprès de business angels pour son lancement commercial.

Un client qui traîne des pieds pour régler une facture peut constituer un caillou dans la chaussure d’une jeune PME. Si le problème concerne plusieurs acheteurs, une petite structure peut rapidement ressentir de vraies difficultés.

Selon le fournisseur de services de gestion de crédit Intrum, les factures impayées, avec les complications qu’elles impliquent en termes de liquidités, sont responsables d’un quart des faillites en Belgique.

C’est en partant de ce constat que Gerardo Drappa et son fils Alessandro ont lancé recovr, qu’ils présentent comme "une solution digitale innovante qui apporte des réponses aux freins du recouvrement par les entreprises".

La fintech lève 300.000 euros auprès de business angels pour son lancement commercial.

Recovr se fonde sur une plateforme d’automatisation "qui prend en charge toutes les étapes de suivi et de recouvrement de créances, ainsi que les échanges entre les parties prenantes", explique la start-up. Cela va de l’émission de la facture jusqu’à l’intervention de l’huissier. De la sorte, les initiateurs du projet entendent permettre aux entrepreneurs de se concentrer sur le cœur de leur activité.

"De nombreux facteurs freinent le recouvrement par les entreprises, dont principalement, le manque d’information, le temps et le coût qu’il faut consacrer au suivi des impayés, et dans certains cas, la peur de perdre des clients", explique Alessandro Drappa. "On observe que 90% des PME effectuent des réconciliations manuelles qui prennent beaucoup plus de temps", indique-t-il, ajoutant que le délai de réaction pour la prise en charge d’un impayé peut coûter jusqu’à 10% du chiffre d’affaires d’une entreprise.

La fintech, lancée en janvier 2018 et qui tournait grâce à des capitaux propres jusqu’à maintenant, réalise une levée de fonds auprès de deux business angels qui doit lui fournir un premier financement de 300.000 euros.

Les fondateurs expliquent avoir privilégié des investisseurs déjà actifs dans le secteur pouvant amener leurs contacts, plutôt que des fonds d’investissement. Recovr est également membre de l’incubateur d’entreprises KBC Start-it.

Avec cette opération, Gerardo Drappa, un ancien de KPMG qui a aussi été associé de sa propre fiduciaire, entend notamment agrandir son équipe, tant pour ce qui concerne la technique qu’au sein du département ventes.

La fintech nourrit des ambitions nationales, et entend investir la Flandre grâce au réseau de l’un de ses investisseurs.

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