Upignac retourne aux mains de la famille Petit

©doc

Le comte Cornet, Arnoud et Alexandre de Pret Roose de Calesberg, qui font partie des actionnaires d’AB InBev, ont revendu Upignac à la famille Petit. Le joyau du foie gras wallon redevient un groupe familial, avec des ambitions dans les produits du terroir.

Retour aux sources… Michel Petit et ses proches ont repris le contrôle intégral du groupe Upignac, a appris "L’Echo". Le comte Paul Cornet de Ways-Ruart et Arnoud de Pret Roose de Calesberg, deux des grands actionnaires belges du géant brassicole AB InBev, leur ont revendu toutes leurs parts de Gourmet Food Collection, le holding faîtier d’Upignac. Le fondateur du producteur wallon de foie gras confirme: "Nous avons repris 100% du capital,souligne Michel Petit, ce qui nous permettra de développer le groupe de manière plus souple, plus facile, et d’y intégrer aussi l’activité fruitière (fruits et jus de fruits) lancée avec succès par nos enfants." Michel Petit a aussi repris la direction de l’opérationnel. "Mes enfants reprendront le flambeau par la suite, ajoute-t-il. Upignac redevient entièrement familial."

Oublié, donc, le rêve de grandeur et d’expansion à l’international caressé par les "Inbéviens" pour la pépite namuroise lorsqu’ils étaient montés à bord en 2012? Les nouveaux propriétaires ont convenu avec les précédents de ne rien divulguer de leurs négociations (prix), ni des raisons du départ des seconds. "Mais tous ont convenu que c’était mieux pour le développement de l’entreprise", souligne Michel Petit. L’homme caresse à nouveau des projets de croissance pour Upignac, dont le chiffre d’affaires est déjà reparti à la hausse. Du coup, il s’attend à boucler un premier exercice en bénéfice depuis 2012.

Le nouveau projet ébauché à Upigny consiste à proposer des produits alimentaires haut de gamme fabriqués en Belgique. Outre le canard et le foie gras, il s’agit de fruits et de jus de fruits naturels, pressés au départ de fruits cueillis dans le pays. Des produits du terroir susceptibles de donner de bons résultats, à en juger par l’augmentation rapide de la production des jus de fruits: de 20.000 litres en 2012, Le Pressoir d’Upigny est passé à 500.000 litres l’an dernier. Et il vise 1,5 à 2 millions de litres pour 2015. À terme, il n’est pas impossible que le groupe relance aussi l’activité de restauration (La Table d’Upignac) qu’il avait déployée naguère.

Terroirs en portefeuille

Ces dernières années, la famille Petit avait aussi pris des participations, tantôt minoritaires, tantôt majoritaires, dans une série d’activités proches. Notamment dans La Cuisine des Champs, une société qui prépare des plats cuisinés pour des écoles et des crèches en mettant l’accent sur des ingrédients sains, dans L’Élevage des Moulins de Val Dieu, un éleveur de poulets haut de gamme, dans Ardennes Volailles, un abattoir établi à Bertrix, et dans Ce n’est pas Bête, une entreprise de prévention et de lutte contre les nuisibles. "Ensemble, ces entreprises emploient 194 personnes aujourd’hui, note Michel Petit, alors qu’aucune de celles-ci n’existait quand j’ai créé Upignac en 1985."

Ces diverses participations s’inscrivent dans la même démarche qu’Upignac: terroir, proximité, qualité, santé. Il n’est pas exclu qu’un jour, elles soient logées, elles aussi, dans Gourmet Food Collection.

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