100 euros pour une facture impayée chez 3 Suisses, Kris Peeters s'interroge

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Le ministre des Consommateurs a demandé au SPF Finances d'enquêter sur les frais administratifs exigés par l'enseigne à ses clients pour chaque facture impayée.

Déclarée en faillite le mois dernier, l'aile belge des 3 Suisses continue pourtant son travail. L'ancien roi de la vente par catalogue a des commandes à honorer. Et des impayés à recouvrir chez ses clients. Selon le journal Gazet van Antwerpen, la société emploie une agence de recouvrement qui facture 100 euros de frais administratifs à chaque mauvais payeur.

Une somme démesurée? La facture semble en tout cas un peu trop salée au goût de Kris Peeters. Le ministre en charge de la protection des consommateurs a exigé une enquête sur ces pratiques. "J'ai demandé au SPF Economie d'enquêter sur la manière dont les factures impayées sont récupérées chez 3 Suisses", explique-t-il sur son compte Twitter.

L'administratif au ralenti

Les experts de Test-Achats n'ont en principe aucune objection contre une facture à trois chiffres, car elle est juridiquement réciproque. Selon les conditions générales du site, si les 3 Suisses ne remplissent pas leurs obligations, le client est aussi en droit de réclamer cent euros de frais.

"En principe il est toujours possible de passer des commandes. C'est normal en soi mais l'administratif tourne au ralenti."
Simon November
Porte-parole des 3 Suisses

Les plaintes se multiplient d'ailleurs à l'encontre des 3 Suisses Belgium depuis l'annonce de sa faillite, le 19 juilet dernier. Les clients se plaignent notamment de la mauvaise accessibilité de l'entreprise, d'articles qui ne sont pas livrés et de lettres de rappel pour des produits qui ont déjà été payés.

Il faut dire que la filiale, réduite à onze employés au moment de la faillite, est forcée de rouler sur la jante. Des contrats doivent être menés à terme, et le curateur, maître Paul Debetencourt, doit trouver un repreneur pour la marque. Alors en attendant, les affaires continuent."En principe, il est toujours possible de passer des commandes. Le curateur essaie de vendre les actifs. C'est normal en soi mais l'administratif tourne au ralenti", reconnaît le porte-parole Simon November.

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