Colruyt ne voulait pas que Test-Achats conteste son titre de champion des prix

©BELGA

La dernière étude comparative des prix des supermarchés réalisée par Test-Achats n’a pas plu à Colruyt. Qui a attaqué en justice. Et a perdu. Colruyt n’a pas été en mesure de prouver la faute.

Peut-on rire de tout? Vous connaissez la chanson… Oui, on peut, mais pas avec tout le monde. Prenez Colruyt  , par exemple. Le distributeur a certainement de l’humour, mais pas lorsqu’il s’agit de son titre de champion des prix! Demandez donc à Test-Achats ce qu’ils en pensent… Lors de sa dernière étude annuelle de comparaison des prix, publiée à la fin du mois de novembre, l’association de défense des droits des consommateurs Test-Achats a classé Colruyt en tête de deux des trois catégories, titrant son communiqué comme suit: "Supermarchés: Colruyt reste globalement le moins cher".

"Sur la méthodologie, nous étions difficilement attaquables."
test-achats

On vous passe les détails, mais il nous revient que ce "globalement" est resté en travers de la gorge des responsables de Colruyt qui ont décidé de traîner Test-Achats en justice devant le tribunal de l’entreprise néerlandophone de Bruxelles. Le distributeur de Hal reprochait à Test-Achats d’avoir changé sa méthodologie de comparaison des prix en y intégrant, cette fois, les prix récoltés sur les sites internet des distributeurs. D’après Colruyt, ce sont les erreurs de cette nouvelle méthodologie qui a débouché sur un résultat tronqué de l’enquête. Car si Colruyt apparaît toujours en tête du classement des distributeurs pour les produits de marques nationales et internationales et pour les produits premiers prix, ce n’est plus le cas quand il s’agit des marques du distributeur.

D’entrée de jeu, dans le communiqué publié à l’époque, Colruyt, évoquant un "meilleur suivi des prix", présente sa nouvelle technologie, précisant effectivement que dorénavant, l’enquête comparative des prix se base également sur la collecte des prix en ligne affichés par les différentes chaînes sur leur site internet.

Pas de preuve

"Nous avions voulu discuter avec Colruyt, mais ils ont voulu maintenir le cap", nous a expliqué Jean-Philippe Ducart, le porte-parole de Test-Achats. Et ce dernier d’ajouter que l’association de défense des consommateurs est (toujours) prête à discuter avec les distributeurs. "Sur le plan méthodologique, nous étions difficilement attaquables", a-t-il encore précisé.

In fine, les juges ont rejeté la demande de Colruyt. Ils la jugent irrecevable et non fondée. Le tribunal a estimé que Colruyt n’avait pas été en mesure de prouver que la méthodologie de Test-Achats était fautive.

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