Les licenciements collectifs menacent près de 5.000 emplois

A eux deux, Carrefour et Mestdagh ont annoncé cette année 1.680 suppressions de poste. ©BELGA

La grande distribution demeure le secteur le plus touché, ces neuf derniers mois, par les restructurations en Belgique. Même si d’autres secteurs ont pris le relais au troisième trimestre.

Bien que le mouvement soit moins prononcé au troisième trimestre, la distribution a continué de peser sur les statistiques des licenciements collectifs en Belgique sur les neuf premiers mois de l’année. Avec 2.047 suppressions d’emploi annoncées dans le cadre de la procédure Renault, ce secteur a représenté 43% des licenciements prévus par les entreprises sur les trois trimestres. Au total, 63 employeurs ont dévoilé, sur la période, leur intention de se séparer de 4.714 travailleurs, selon les chiffres publiés vendredi par le SPF Emploi.

Le bilan social est mitigé: sur les cinq dernières années, c’est le troisième moins bon "score" pour l’emploi sur les neuf premiers mois. La meilleure (ou moins mauvaise) performance avait été enregistrée l’an dernier, avec à peine 2.729 licenciements collectifs annoncés de janvier à septembre. La pire avait été réalisée en 2014 avec 8.651 suppressions d’emploi prévus.

Carrefour et Mestdagh

Comme en 2014, le secteur de la distribution, et surtout de la grande distribution, s’est montré le plus sous pression ces derniers mois. Le transport est le deuxième secteur le plus affecté (782 postes), devant la pétrochimie (444). Sur la même période de 2014, Delhaize, Makro Cash & Carry, Home Market et Cora avaient lancé de lourdes restructurations. On notera également que l’an dernier, la distribution était resté le deuxième secteur le plus touché, derrière la transformation métallique: la chaîne Blokker avait notamment licencié beaucoup.

Cette année, c’est toujours la restructuration lancée au premier trimestre par le groupe Carrefour (1.233 licenciements envisagés) qui pèse le plus lourd dans la statistique, relayée au plan sectoriel par Mestdagh (450 emplois) au deuxième trimestre. Au troisième trimestre, les plans Renault annoncés ont été plus diversifiés: transport et distribution publicitaire avec BD MyShopi (124 postes), acier avec Duferco Trebos (65 postes), production de snack de friture avec Mora (97 jobs) et transformation de métal avec Hexcel (59 emplois).

Un peu moins de 4.000 licenciements effectifs

Concernant les licenciements collectifs effectivement réalisés après clôture de la procédure Renault, 3.802 travailleurs ont perdu leur emploi sur les neuf premiers mois alors qu’ils étaient initialement 3.991 à être visés par les annonces de restructuration. Sur les cinq dernières années, c’est le deuxième moins mauvais bulletin après 2016 (3.320 licenciements notifiés sur 3.580 annoncés).


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