Après Delhaize, Carrefour... À qui le tour?

©Kristof Vadino

Après les restructurations de ces dernières années chez Carrefour, Delhaize, Metro-Makro, Cora et Mestdagh, la question, hélas cynique, est de savoir qui sera le suivant. Enquête.

Qui sera le suivant à ployer dans la grande distribution? "Je ne peux évidemment pas répondre à cette question mais ce dont je suis sûr c’est que n’est pas fini, répond Dominique Michel. Vu l’état du secteur et la rigidité extrême dans laquelle un grand nombre d’acteurs sont obligés de travailler, il va y avoir des bouleversements dans les années à venir."

L’administrateur-délégué de Comeos rappelle toutefois que le secteur continue d’engager, offrant des perspectives au personnel victime de plans sociaux. Mais c’est essentiellement le cas des discounters. À l’exception notable de ces derniers, quasi toutes les grandes enseignes ont taillé dans l’emploi ces dernières années. Toutes sauf Match (groupe Louis Delhaize, également maison mère de Cora).  

Les supermarchés Match et son enseigne de magasins de proximité Smatch comptent au total 116 magasins dont 44 intégrés qui employaient 1.752 équivalents temps plein fin 2016 (selon les derniers chiffres disponibles). Ces magasins sont réputés plutôt chers. Si l’on en croit la dernière étude de Test-Achats sur les prix chez Match et Smatch, ils sont respectivement 18% et 20% plus élevés que ceux du champion des prix bas, Colruyt.

'Il va falloir fermer des magasins'

Les restructurations se succèdent dans les grandes surfaces. Le secteur souffre du poids des charges, de la pression sur les prix, de l’arrivée de l’e-commerce, mais aussi d’une forme de surcapacité.  Dominique Michel, patron de Comeos*, décrypte la situation avec nous. Il nous dit:

"À un moment donné, le marché va être saturé. Il va falloir fermer des magasins et en ouvrir d’autres, sans doute plus petits."

La suite dans cet article

* La Fédération du commerce et des services

 

En 2016, les 44 magasins intégrés affichaient un chiffre d’affaires stable de 472,5 millions d’euros mais une perte de 10,7 millions, soit 4,5 de plus qu’un an plus tôt. Les derniers exercices ayant été dans le rouge, l’entreprise indiquait dans son dernier rapport de gestion vouloir accélérer son plan d’entreprise à trois ans visant à redresser ses résultats par un retour à la croissance.

©Mediafin

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