Avon flambe suite à une OPA apparamment fantaisiste

La chanteeuse des Black Eyed Peas représente la marque Avon. ©Photo News

L'action Avon Products a gagné plus de 20% en séance à Wall Street, réagissant à un avis financier d'une société apparemment imaginaire qui se propose de racheter le groupe de cosmétiques pour près de trois fois sa valeur de marché.

Avon, dont la cotation a dû être suspendue à trois reprises, a dit qu'il n'avait pas reçu d'offre et qu'il ne pouvait confirmer l'existence de l'acquéreur supposé.

La société, qui se présente sous le nom de PTG Capital Partners, précise, dans un document déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), qu'elle propose 18,75 dollars par action Avon. Cela vaoloriserait Avon à 8,15 milliards de dollars (7,2 milliards d'euros). Au cours de clôture de mercredi, l'entreprise valait 2,9 milliards de dollars.

Des appels aux numéros de téléphone figurant dans le document de PTG n'ont pas reçu de réponse.

Le communiqué comporte en outre des paragraphes provenant du site internet du fonds de capital-investissement TPG Capital pour en décrire l'auteur. PTG donne par ailleurs une adresse similaire à celle de TPG à Fort Worth (Texas).

Le document, qui comporte de multiples fautes d'orthographe, identifie également l'auteur comme étant TPG lui-même par endroits, ce qui soulève encore plus de doutes sur l'authenticité de l'offre.

Plus de 61 millions de titres ont été changé de mains quand la nouvelle de l'avis financier est sortie et la cotation a été suspendue à trois reprises en raison de l'extrême volatilité initiale.

"Des gens ont gagné beaucoup d'argent et d'autres en ont perdu beaucoup", dit Seth Setrakian, co-directeur de la gestion actions chez First New York Securities. "Et dans ces cas-là, il n'y a jamais de remboursement."

"Il y a eu une fausse information et j'ignore pourquoi on n'annule pas toutes les transactions, c'est une erreur des autorités de régulation", s'emporte pour sa part Stephen Massocca, directeur des investissements chez Wedbush Equity Management à San Francisco.

Une porte-parole du New York Stock Exchange n'a pas souhaité s'exprimer

 

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